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Face à la réforme, les avocats marocains menacent d’internationaliser le conflit
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Le bras de fer continue. L’Association des Barreaux du Maroc (ABAM) passe à la vitesse supérieure dans sa fronde contre le projet de loi encadrant la profession d’avocat. Une réforme jugée frontale, voire attentatoire, à l’indépendance de la défense et aux acquis historiques du métier.
Dans un communiqué, le bureau de l’ABAM enfonce le clou : il ne s’agit plus de simples divergences juridiques avec la tutelle, mais bien d’une remise en cause systémique des garanties fondamentales de la profession et de son rôle de bouclier pour les droits et libertés.
Pour faire plier le texte, les robes noires sortent l’artillerie lourde. Le mot d’ordre ? Durcissement du mouvement. L’Association a acté le maintien des actions de protestation déjà engagées, la poursuite du boycott des services professionnels, le blocage de l’assistance judiciaire, ainsi que la création d’une commission ad hoc chargée de draper le conflit d’une dimension internationale en saisissant les instances nationales et mondiales.
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Une conférence de presse se tient d’ailleurs aujourd’hui à Casablanca, au siège de l’ABAM, pour exposer à l’opinion publique les lignes rouges de la profession et décortiquer l’impact de cette réforme sur les garanties de la justice et les droits des justiciables.
Prochaine démonstration de force attendue : un sit-in national devant le Parlement à Rabat, programmé le lundi 29 juin 2026 à partir de 11 heures. Un avertissement politique clair, l’Association prévenant déjà que d’autres salves de protestation suivront.
