Les avocats marocains ont observé une grève nationale ce mardi 6 janvier en opposition au…
Justice sous tension: la grève des avocats prolongée «jusqu’à nouvel ordre»
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En colère contre le projet de loi régissant leur profession et les récentes sorties du ministre Abdellatif Ouahbi, les avocats ont choisi de maintenir la pression en prolongeant leur grève pour une durée indéterminée.
Prévue initialement du 15 au 21 juin, la grève des avocats se poursuivra finalement «jusqu’à nouvel ordre», a annoncé l’Association des barreaux du Maroc dans un communiqué, signe que la fracture avec le ministère de la Justice demeure profonde.
Au cœur de cette confrontation se trouve le projet de loi n°66.23 relatif à la profession d’avocat, porté par le département d’Abdellatif Ouahbi. Si le texte a déjà franchi l’étape de la Chambre des représentants, il continue de susciter une vive opposition des robes noires, qui dénoncent une réforme menaçant l’indépendance de leur métier.
Maroc: les avocats haussent le ton et annoncent une grève générale d’une semaine
Les avocats s’inquiètent notamment d’un élargissement du contrôle administratif et institutionnel sur leur profession, au détriment de leur capacité d’autorégulation. Certains mécanismes disciplinaires prévus par le projet de loi sont également perçus comme une menace potentielle pour l’exercice libre de la défense.
Avocats: une médiation compliquée
Les tensions se sont davantage exacerbées ces derniers jours après des déclarations attribuées au ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, concernant d’éventuels abus liés au recours à l’assistance judiciaire destinée aux justiciables les plus modestes. Qualifiant ces propos de «provocateurs», les barreaux y voient une nouvelle source de crispation.
Une médiation engagée par le Chef du gouvernement avait ouvert la voie à une possible sortie de crise avant l’examen du texte par la Chambre des conseillers. Mais l’absence de compromis a finalement conduit les avocats à durcir leur mouvement.
Alors que les audiences et les procédures judiciaires continuent d’être perturbées, le bras de fer entre les deux parties semble entrer dans une nouvelle phase, sans calendrier précis pour une reprise du dialogue ou une suspension de la mobilisation.
