Bank Al-Maghrib (BAM) vient de publier une vidéo promotionnelle sur la plateforme "Youtube" pour vulgariser…
BAM mise sur les fintechs pour accélérer le paiement numérique
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Bank Al‑Maghrib (BAM) a indiqué, au terme d’un programme d’accélération des fintech, vouloir réduire la circulation du cash et stimuler l’adoption du paiement numérique en s’appuyant sur ce modèle de startups.
BAM veut franchir une nouvelle étape dans la modernisation des services financiers. À l’occasion de la clôture du programme Morocco Fintech Booster, le directeur général de la Banque centrale, Abderrahim Bouazza, a appelé les startups fintech à jouer un rôle décisif dans la réduction du recours au cash et la promotion du paiement numérique.
Bouazza a souligné que malgré les avancées réglementaires et technologiques, l’économie marocaine reste marquée par une forte circulation des espèces. Selon lui, ce phénomène, conjugué au recours croissant aux cryptoactifs, traduit des comportements liés à la recherche d’anonymat, à l’épargne de précaution et à l’économie informelle.
À cela, s’ajoute une adoption encore limitée des moyens de paiement numérique, une acceptation insuffisante chez les commerçants, des lacunes en matière d’inclusion financière dans les zones rurales et auprès des femmes, ainsi qu’une dématérialisation incomplète des paiements publics. Autant de freins qui illustrent le potentiel encore largement inexploité de la digitalisation financière.
Pour BAM, les fintechs doivent désormais dépasser le stade de l’expérimentation et proposer des solutions concrètes aux besoins des citoyens et du secteur. Le régulateur rappelle que l’ouverture du marché aux établissements de paiement, le lancement du paiement mobile interopérable et l’assouplissement réglementaire en 2024 ont déjà créé un environnement favorable.
Paiement numérique: sécurité et confiance au cœur des enjeux
La mise en place du cadre du financement participatif a permis l’agrément de trois opérateurs de plateformes numériques de dons et de prêts. La prochaine étape concerne l’Open Banking, avec un cadre conventionnel en préparation pour développer des services d’agrégation de comptes, d’initiation de paiements, d’authentification numérique et de scoring de crédit.
Par ailleurs, Bouazza a rappelé que l’essor des fintechs s’inscrit dans un contexte international marqué par la finance décentralisée, les stablecoins, la tokenisation, les monnaies numériques de banque centrale et l’intelligence artificielle. Ces innovations ouvrent de nouvelles perspectives pour le paiement numérique, mais imposent aussi des exigences accrues en matière de cybersécurité, de protection des données et de confiance dans le système monétaire.
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Dans ce contexte, la Banque centrale entend donc simplifier davantage son environnement réglementaire, accélérer le traitement des dossiers portés par les startups et renforcer la lisibilité des règles, tout en préservant la stabilité du système financier.
En misant sur les fintechs, BAM veut transformer un défi – la prédominance du cash – en opportunité pour accélérer l’inclusion et moderniser le paiement numérique. La réussite de cette stratégie dépendra de la capacité des jeunes entreprises innovantes à proposer des solutions accessibles, sécurisées et adaptées aux réalités du marché marocain.
