Cryptomonnaies: le Maroc dans le top 3 africain (classement)

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Cryptomonnaies Maroc
Au Maroc, l'interdiction de la cryptomonnaie, a conduit à l'un des taux d'adoption parmi les plus élevés en Afrique

Le Maroc se positionne désormais 24ᵉ au niveau international et 3ᵉ en Afrique en matière d’adoption des cryptomonnaies, selon le dernier classement mondial de la plateforme Chainalysis. Une évolution portée par des signaux de plus d’ouverture des autorités monétaires et l’essor des stablecoins.

Le Maroc confirme son ancrage dans la dynamique mondiale des cryptomonnaies. Selon le dernier rapport de Chainalysis sur l’adoption des actifs numériques (Global Crypto Adoption Index 2025), le Royaume occupe la 24ᵉ place mondiale, contre la 27ᵉ en 2024, soit un gain de trois rangs. Sur le continent africain, il se hisse au 3ᵉ rang, derrière le Nigeria (0,452) et l’Ethiopie (0,224), avec un score de 0,142.

Pour Badr Bellaj, joint par H24Info, « c’est un retour à la croissance ». En effet, rappelle cet expert marocain du secteur de la crypto, en 2022-2023, le Royaume s’était classé 14ᵉ mondial avant de reculer. Ainsi, au vu du nouveau classement, le Maroc « retrouve progressivement ses positions antérieures », une progression qui s’explique par les signaux plus favorables émis par la banque centrale.

La méfiance qui prévalait auparavant de la part des autorités freinait en effet l’essor du marché. Mais avec un cadre réglementaire plus souple et la perspective d’une ouverture encadrée du marché, les investisseurs locaux commencent à réaffluer vers la cryptosphère.

Cryptomonnaies : les leviers de la croissance

Autre facteur déterminant : l’essor des stablecoins, ces cryptomonnaies adossées à des devises traditionnelles et particulièrement utilisées pour les transferts transfrontaliers. « De nombreux Marocains ont eu recours aux stablecoins pour participer à des campagnes d’aide internationale, notamment en faveur de Gaza », souligne Badr Bellaj.

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Il convient de rappeler que le classement de Chainalysis ne repose pas sur les volumes bruts de transactions, mais sur l’adoption à la base. L’indice prend en compte la valeur et les transactions on-chain, ainsi que les volumes peer-to-peer, ajustés en fonction du PIB par habitant et de la population connectée.

Si le rapport n’est pas encore consolidé dans sa version définitive, une tendance se dessine déjà : le quinté de tête mondial est dominé par l’Inde, les États-Unis, le Pakistan, le Vietnam et le Brésil.

Reste à savoir si cette dynamique au Maroc se confirmera dans la durée. Car au-delà du classement, c’est la capacité du Royaume à mettre en place un cadre clair, sécurisé et incitatif qui déterminera son véritable rôle dans l’écosystème crypto mondial.

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