La Confédération des syndicats des pharmaciens du Maroc (CSPM) a annoncé l’organisation d’une manifestation nationale…
Réforme du prix des médicaments: les pharmaciens désapprouvent la démarche du ministère
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L’inscription de la réforme sur la fixation des prix des médicaments au prochain Conseil de gouvernement a déclenché un communiqué de la Confédération des syndicats des pharmaciens du Maroc qui exprime sa vive opposition, décriant une démarche solitaire, au détriment du principe de concertation.
C’est une Confédération des syndicats des pharmaciens du Maroc (CSPM) qui se dit profondément surprise par l’inscription du projet de décret modifiant et complétant le décret n° 2.13.852 sur la fixation du prix de vente des médicaments à l’ordre du jour du prochain Conseil de gouvernement. Pour ce faire, la faîtière a publié ce mardi une note dans laquelle elle exprime sa «vive indignation», accusant le ministère de tutelle de «contourner la véritable approche participative et de porter atteinte aux principes de bonne gouvernance consacrés par la Constitution».
Le communiqué signé par Mohamed Lababi, nouvellement reconduit à la tête de la faîtière, rappelle la présentation d’un «mémorandum complet contenant des propositions concrètes et équilibrées, visant à concilier la nécessité de réviser les prix des médicaments au bénéfice des citoyens avec la préservation de la stabilité du réseau national des pharmacies, dont la situation économique demeure particulièrement fragile». Un mémorandum dans lequel elle a en outre défendu «que toute nouvelle révision des prix soit accompagnée de mesures de soutien destinées à assurer la pérennité du secteur et à corriger les déséquilibres engendrés par le précédent décret».
Prix des médicaments: projet maintenu
Malheureusement, déplore l’organisation, le «Ministère n’a retenu aucune des propositions formulées par les différents intervenants et a maintenu, sans modification substantielle, le même projet présenté dès la première réunion». Pour elle, il ne fait aucun doute que les concertations alors organisées étaient une mise en scène destinée à cautionner une décision arrêtée à l’avance, et non une véritable démarche participative dans l’élaboration des politiques publiques.
Pratique qui fait dire à Mohamed Lahbabi et ses pairs que la tutelle «est devenu la principale menace pour la stabilité du secteur pharmaceutique». Condamnant cette façon de faire, la Confédération impute les conséquences qui pourraient advenir au ministère, le prévenant d’assumer «toute dégradation de la situation du secteur, ainsi que des conséquences négatives que ce projet pourrait engendrer sur la stabilité des pharmacies et sur la sécurité médicamenteuse nationale».
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Dès lors, la confédération syndicale appelle ses membres au rassemblement, à l’unité et à la vigilance. Elle sollicite par ailleurs leur mobilisation pour défendre l’avenir de la profession, annonçant, par ricochet qu’elle prendra les initiatives et positions appropriées «pour défendre les intérêts des pharmaciens et préserver le droit du citoyen à un système pharmaceutique stable, équitable et durable».
Après la crise orchestrée par la recommandation du Conseil de la concurrence d’ouvrir le capital des pharmacies au secteur privé, voilà un nouveau front qui s’ouvre pour Mohamed Lahbabi. Il faudra attendre l’issue du prochain Conseil de gouvernement pour apprécier le déroulement de cette situation.
