Les Etats-Unis ont retiré vendredi le président syrien par intérim Ahmad al-Chareh de leur liste…
Washington va retirer la Syrie de la liste des États soutiens du terrorisme
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Le gouvernement américain s’apprête à tourner une page historique de ses relations avec Damas. Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a annoncé ce mercredi 8 juillet 2026 que le président Donald Trump a formellement notifié le Congrès de son intention de retirer la Syrie de la liste des États partenaires ou soutiens du terrorisme (SST).
Les Etats-Unis ont annoncé mercredi qu’ils allaient retirer la Syrie de la liste américaine des pays accusés de soutenir le terrorisme, une classification vieille de plusieurs dizaines d’années qui a limité les investissements dans ce pays.
« Lever les sanctions sur la Syrie va débloquer le commerce international et les investissements, donner à la Syrie une chance de se reconstruire, et ouvrir un nouveau chapitre pour le peuple syrien« , a détaillé le secrétaire d’Etat Marco Rubio dans un communiqué.
Cette décision marque le début d’une période de pré-notification obligatoire de 45 jours au cours de laquelle le Congrès examinera la mesure avant qu’elle ne devienne définitive.
Today @POTUS informed Congress of his intent to rescind Syria’s designation as a State Sponsor of Terrorism. This historic step opens new possibilities for economic opportunity and recovery, giving the Syrian people a chance at greatness.
— Secretary Marco Rubio (@SecRubio) July 8, 2026
La Syrie figurait sur cette liste noire restrictive depuis 1979. La levée officielle de cette désignation devrait permettre de débloquer les investissements privés internationaux et le commerce transfrontalier, deux éléments indispensables pour la reconstruction des infrastructures d’un pays profondément meurtri par les conflits passés.
Le résultat d’un dégel diplomatique à Ankara
Cette annonce officielle intervient immédiatement après une rencontre bilatérale entre le président Donald Trump et son homologue syrien, Ahmed al-Sharaa, organisée en marge du sommet annuel de l’OTAN à Ankara, en Turquie. Interrogé par les journalistes lors de ce sommet sur sa volonté de franchir ce pas, le président américain s’est montré particulièrement élogieux envers le travail d’unification mené par la nouvelle administration syrienne.
Le Département d’État a précisé que ce processus s’appuie sur les garanties formelles fournies par le président al-Sharaa, attestant que la Syrie ne soutiendra plus aucun acte de terrorisme international à l’avenir. Pour la diplomatie américaine, la normalisation des relations et la stabilisation de la Syrie constituent un jalon stratégique majeur pour l’équilibre et la paix à l’échelle de l’ensemble du Moyen-Orient.
