Etablissements et entreprises publics: en 2025, des recettes supérieures de 77% à la moyenne décennale

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entreprises publiques Rapport OCP
Le siège social de l'OCP, phare des entreprises publiques ©DR

En 2025, les recettes des établissements et entreprises publics ont dopé les recettes budgétaires de l’Etat, dépassant largement la moyenne observée ces dernières années, selon le rapport d’activité 2025 de la Direction des entreprises publiques et de la privatisation (DEPP).

C’est une progression spectaculaire : les établissements et entreprises publics (EEP) ont versé en 2025 quelque 20,61 milliards de dirhams (MMDH) au budget général de l’État, soit une hausse de pratiquement 78% par rapport à la moyenne annuelle des dix dernières années qui s’élève à 11,6 MMDH. Cette hausse spectaculaire confirme le rôle croissant du secteur public comme levier financier.

Pour cette année 2026, les prévisions tablent sur 19,52 MMDH de recettes, ce qui traduit une stabilisation à un niveau élevé. Au nombre des contributeurs de cette percée, le rapport énumère l’Office chérifien des phosphates (OCP), l’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie (ANCFCC), Maroc Telecom (IAM) et Barid Al-Maghrib (BAM).

Entreprises publiques: gouvernance et digitalisation comme moteurs

Maroc Telecom a 79,7 millions de clients au terme de septembre 2024, en hausse de 6,1% par rapport à la même période un an auparavant.
Le siège de Maroc Telecom, à Rabat. Crédit: DR

Le rapport d’activité du DEPP indique également que cette performance budgétaire s’inscrit dans un contexte de réforme accélérée. La publication du Code des bonnes pratiques de gouvernance des EEP en avril 2025 a posé les bases d’une gestion plus transparente et responsable. Parallèlement, la généralisation de la plateforme AD@E a permis de traiter 350.000 ordres de paiement via un système digitalisé couvrant les 12 régions du Royaume. Avec plus de 1.000 entités connectées et 2.000 utilisateurs actifs, la digitalisation a renforcé la rigueur budgétaire et l’efficacité des investissements publics.

Le capital humain n’est pas en reste de cette dynamique. Le document met en avant le développement des compétences , soulignant 2.800 jours de formation dispensés à 217 cadres, avec un cycle certifiant lancé pour les trésoriers‑payeurs en partenariat avec l’Université internationale de Rabat.

Lire aussi. Les délais de paiement des entreprises publiques se sont améliorés en 2023

Sur le plan international, la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé la phase II du Programme de gouvernance et résilience climatique (PGRCC) pour un financement de 181,8 millions d’euros. Cette dynamique illustre l’ancrage des EEP dans les transitions verte et climatique.

L’on retient, pour clore, que l’année 2025 aura démontré que les EEP ne sont plus seulement des opérateurs publics, mais de véritables contributeurs stratégiques au budget de l’État. Une performance qui illustre la capacité du secteur public marocain à conjuguer gouvernance modernisée, digitalisation et discipline financière, tout en consolidant son rôle de pilier du développement économique national.

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