Israël/Hezbollah : l’ONU, Washington et les Européens appellent à la retenue

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Nouvelles frappes israéliennes sur le Liban au lendemain d'une journée meurtrière
Opérations transfrontalières entre le Hezbollah et les forces israéliennes, à Marjayoun, au Sud-Liban, près de la frontière avec Israël, le 21 septembre 2024. © Karamallah Daher/Reuters

Les Nations-Unies, les Etats-Unis et les Européens ont appelé dimanche à la retenue après les échanges de frappes entre le Hezbollah libanais et Israël, l’ONU mettant en garde contre une « catastrophe imminente » au Moyen-Orient.

Voici les principales réactions :

La représentante de l’ONU au Liban a mis en garde contre une « catastrophe imminente » au Moyen-Orient, estimant que la solution de l’escalade entre le Hezbollah, soutenu par l’Iran, et Israël ne pouvait pas être d’ordre militaire.

« Alors que la région est au bord d’une catastrophe imminente, nous ne pouvons pas le dire assez: il n’y a PAS de solution militaire pour rendre l’un ou l’autre côté plus sûr », a déclaré sur X la coordinatrice spéciale des Nations unies pour le Liban, Jeanine Hennis-Plasschaert.

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres s’est de son côté déclaré « inquiet » que le Liban se « transforme (en) un autre Gaza ». Il paraît « très clair » que ni Israël, ni le Hamas, ne veulent un cessez-le-feu, a-t-il constaté.

Une « escalade » militaire n’est pas dans « l’intérêt » d’Israël, a souligné John Kirby un porte-parole de la Maison Blanche.

« Nous ne pensons pas que l’escalade de ce conflit militaire soit dans leur intérêt », a-t-il déclaré sur la chaîne ABC, assurant que les Etats-Unis partageaient « directement » ce sentiment avec leurs « homologues israéliens ».

Le porte-parole de l’exécutif américain a estimé qu’il existait toujours « un espace » pour une « solution diplomatique » au conflit. « C’est ce à quoi nous travaillons », a-t-il ajouté, sans donner davantage de détails.

« L’Union européenne est extrêmement préoccupée par l’escalade au Liban après les attaques de vendredi à Beyrouth », a déclaré dimanche le chef de la diplomatie de l’UE, Josep Borrell.

Il a appelé à un « cessez-le-feu le long de la ligne bleue » qui sépare depuis 2000 les forces armées libanaises de celles d’Israël, « tout comme à Gaza ».

« Les civils paient un prix élevé », et ce seront « à nouveau ceux qui souffriront le plus dans une guerre totale qui doit être évitée, y compris par de nouveaux efforts diplomatiques intenses », a-t-il ajouté.

Le chef de la diplomatie britannique David Lammy a appelé à « un cessez-le-feu immédiat » entre Israël et le Hezbollah, face à « une escalade inquiétante » de la situation.

« Ces derniers jours, nous avons assisté à une escalade inquiétante entre Israël et le Hezbollah libanais », a déclaré David Lammy. « Notre message à toutes les parties est clair : nous avons besoin d’un cessez-le-feu immédiat (…) afin de parvenir à un règlement politique », a ajouté le ministre des Affaires étrangères britannique.

Encore une fois, toute la région retient son souffle », c’est pourquoi « nous avons un besoin urgent de mesures concrètes au Proche-Orient pour désamorcer la situation et éviter de nouvelles victimes civiles », a écrit le ministère allemand des Affaires étrangères sur X.

« Une solution diplomatique au conflit doit être possible », a de son côté déclaré dans un communiqué le porte-parole du gouvernement, Steffen Hebestreit.

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