L’ONU alerte contre la propagation d’Ebola dans les camps de réfugiés de RD Congo

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Un visiteur se fait contrôler sa température par un agent de santé à l'aide d'un thermomètre infrarouge avant d'entrer à l'hôpital Kyeshero, à Goma le 18 mai 2026. ©AFP

Les Nations unies ont mis en garde lundi contre la propagation d’Ebola dans les camps de déplacés de l’Est de la République démocratique du Congo, indiquant que la promiscuité y alimentait le risque de transmission.

Le Bureau de l’ONU pour la coordination des aides humanitaires (Ocha) a prévenu que des cas confirmés d’Ebola avaient été signalés dans au moins 16 camps de déplacés à travers l’Ituri, la province du nord-est au coeur de l’épidémie.

« Ces sites accueillent plus de 270.000 personnes déplacées, la surpopulation et l’accès limité aux services de base augmentant le risque de transmission de la maladie », a indiqué l’Ocha dans un communiqué.

L’ONU et ses partenaires ont mis en place des postes pour se laver les mains et mènent des actions de sensibilisation auprès des communautés sur les mesures de prévention contre Ebola, a précisé l’Ocha.

Des cas d’Ebola, qui se transmet par contact rapproché et par les fluides corporels infectés, ont jusqu’à présent été détectés dans cinq provinces de la RDC, ainsi qu’en Ouganda voisin.

Lire aussi. Ebola en RDC: 625 décès et une transmission toujours «très active», selon Kinshasa

On dénombre 2.344 cas confirmés de la maladie en RDC, dont 930 décès, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Quelque 466 patients ont guéri dans le pays, tandis que 192 cas sont considérés comme suspects.

L’épidémie est désormais la troisième plus importante flambée d’Ebola jamais enregistrée. La 17e épidémie d’Ebola en RDC a été déclarée le 15 mai, après plusieurs décès survenus en Ituri, province riche en minerais et en proie aux groupes armés.

« Les besoins continuent de dépasser les ressources disponibles », a averti l’Ocha. L’agence a appelé à un soutien international accru pour maintenir la riposte contre Ebola et l’aide vitale aux communautés déplacées « déjà confrontées à des années de conflit, de déplacement et à une dégradation des conditions de vie ».

Il n’existe aucun vaccin ni traitement approuvé contre la forme rare Bundibugyo du virus Ebola, responsable de l’épidémie actuelle.

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