Les violences xénophobes, qui secouent actuellement l’Afrique du Sud, ont fait cinq morts, selon un…
RDC : 121 ressortissants rapatriés après les violences xénophobes en Afrique du Sud
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Le ministère des Affaires étrangères de la République démocratique du Congo (RDC) a annoncé samedi le rapatriement d’un premier groupe de 121 ressortissants depuis l’Afrique du sud, où les étrangers sont ciblés par une vague de violences.
L’Afrique du Sud est secouée depuis des semaines par des manifestations et des troubles visant les immigrés sans papiers, qui ont poussé des dizaines de milliers d’entre eux à fuir le pays.
Au moins 150.000 étrangers originaires de plusieurs pays africains, notamment du Ghana, du Nigeria, du Malawi, du Mozambique, de l’Ouganda et du Zimbabwe ont quitté le pays ces dernières semaines, selon un décompte de l’AFP.
Samedi, « 121 ressortissants congolais, dont des femmes et des enfants », ont atterri à Kinshasa, capitale de la RDC, à bord d’un « premier vol de rapatriement volontaire » a déclaré le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.
« Cette opération fait suite aux violences à caractère xénophobe » survenues début mai, ajoute le texte.
L’Afrique du Sud, première économie du continent, est depuis longtemps une destination pour les travailleurs africains, en situation régulière comme irrégulière.
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Le pays est confronté à des vagues récurrentes de violences xénophobes depuis 2008, année où des dizaines de migrants ont été tués et des milliers d’autres déplacés.
Selon l’agence de statistiques, quelque 3 millions d’étrangers, soit 5,1% de la population, vivent dans le pays.
Jeudi, la police sud-africaine a arrêté 69 personnes après qu’une manifestation contre les migrants a dégénéré en pillages et en violences dans le sud du pays.
Le Nigeria et le Ghana ont condamné samedi les violences en Afrique du Sud et souligné la nécessité de « réponses régionales et continentales urgentes et coordonnées » pour s’attaquer aux causes des tensions anti-immigrés.
