Le tribunal de première instance de Rabat a reporté, ce lundi, la première audience du…
Procès Mahdaoui: Ouahbi réclame un « milliard » de dédommagements et la peine maximale
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Le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, par l’intermédiaire de sa défense, a demandé, lundi, à la cour qui statue sur la poursuite du journaliste Hamid Mahdaoui, un dédommagement de 10 millions de dirhams ainsi que la peine d’emprisonnement maximale.
Le directeur de publication du site d’information Badil fait face à la menace d’une lourde condamnation après le procès intenté par le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, qui pourrait constituer un retour à la case de départ pour le journaliste qui a déjà purgé trois ans de prison dans le cadre du procès des détenus du Hirak du Rif.
L’avocat du ministère de la Justice a en effet demandé une indemnité financière de 10 millions de dirhams (un milliard de centimes) ainsi que la peine maximale de prison lors de l’audience du lundi 28 octobre à Rabat. Il a également requis un audit des revenus de la chaîne YouTube du journaliste, avec une conversion en dirhams pour les épisodes qui traitent du plaignant (Ouahbi), ainsi qu’un ordre judiciaire pour transférer ces fonds vers des associations et des institutions caritatives.
Celui-ci est allé plus loin que le représentant du ministère public, qui n’a requis qu’une condamnation conformément aux dispositions des articles de la plainte.
Jugement le 11 novembre
À la fin des plaidoiries, le tribunal a décidé de mettre le dossier en délibéré pour rendre son jugement lors de l’audience du 11 novembre 2024. La séance d’aujourd’hui a été marquée par une tension entre le tribunal et le journaliste Mahdaoui.
Le président de l’audience a décidé d’expulser l’«accusé» de la salle après que celui-ci a exigé la présence personnelle du plaignant pour l’affronter devant le tribunal.
Mahdaoui est poursuivi en vertu d’une plainte déposée par le ministre de la Justice, qui l’accuse de «diffuser et distribuer des allégations et des faits mensongers dans le but de nuire à la réputation des personnes, ainsi que de diffamation et d’insultes publiques», selon les articles 443, 444 et 447 du code pénal.
En février dernier, la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) de Casablanca a convoqué le journaliste Hamid Mahdaoui pour l’interroger au sujet de la même plainte déposée par Abdellatif Ouahbi en tant que ministre de la Justice.
