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3 questions à… Sergio Pimenta, vice-président de la Société Financière Internationale (IFC)
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En marge de la 4e édition de l’Africa Financial Summit (AFIS 2024) qui s’est déroulé les 9 et 10 décembre à Casablanca, Sergio Pimenta, vice-président Afrique du Nord de la Société financière internationale (IFC) a répondu aux questions de H24Info, portant sur la nature et l’impact de l’accompagnement de cette institution sur l’écosystème TPME marocain.
1. H24Info: Quel accompagnement la SFI apporte-t-elle au développement des TPME au Maroc ?
Sergio Pimenta: La SFI intervient au Maroc depuis plus de 60 ans. Nous avons été présents très tôt ici et avons mené des opérations dans de nombreux secteurs diversifiés. Nous avons également constaté que les PME, en particulier les TPME, avaient besoin de plus de soutien, car elles ont moins accès au financement. Il est donc important de les soutenir. Nous avons alloué des fonds, notamment à travers les institutions financières, en mettant en place des lignes de partage de risques pour les aider à accéder au financement. C’est une opération que nous menons à travers toute l’Afrique, avec des résultats concrets. Nous voulons également développer et utiliser les instruments de l’économie numérique pour toucher une population d’entreprises plus large, y compris les plus petites, même dans le secteur informel. Nous testons également un certain nombre de projets pilotes dans ce secteur, en particulier pour les PME du secteur agricole.
2. Votre accompagnement étant indirect, quels sont vos moyens de contrôle ?
Pour chaque financement que nous accordons aux PME à travers d’autres institutions financières, nous avons des accords précis pour suivre combien d’entreprises sont financées, à quelle hauteur, et la taille des prêts. Nous nous assurons aussi de savoir si les entreprises sont gérées ou détenues par des femmes, car nous avons à cœur de soutenir l’entrepreneuriat féminin. Nous avons des accords avec les banques pour mesurer cela régulièrement. Les banques nous rapportent le nombre d’entreprises soutenues et nous faisons des évaluations pour nous assurer que les fonds sont effectivement bien déployés.
3. Avez-vous le sentiment d’être efficace ainsi ?
Cette approche nous permet aussi de travailler avec les banques pour les aider à mieux comprendre le monde des PME et à adapter leurs propres instruments pour les financer. Il est important d’avoir des mesures de scoring et de rating différentes et des équipes capables d’approcher les petites entreprises, notamment dans les milieux ruraux. Voilà le genre d’instruments que nous développons.
