Le ministre de l'Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, a indiqué, mercredi à Meknès, que…
1ères Assises des services: 98% de TPME, 50% du PIB et des emplois… mais peut mieux faire
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Le secteur des services au Maroc est composé à 98% de petites entreprises et fournit à lui seul la moitié des emplois et autant pour sa contribution au produit intérieur brut (PIB). Des chiffres certes impressionnants, mais qui restent loin d’un potentiel allant jusqu’à 70% dans certains autres pays.
La 1ère édition des Assises des services, organisée par la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et la Fédération du commerce et des services (FCS), a réuni ce mercredi à Casablanca ministres, dirigeants d’entreprises et acteurs du secteur. Cet événement, axé sur la place des services dans la stratégie nationale de développement économique, a permis d’aborder de nombreux sujets cruciaux tels que les opportunités de PPP, l’emploi, la formation, les contraintes d’accès au marché, l’innovation ou encore l’expérience client.
À l’ouverture de ces assises, le président de la CGEM, Chakib Alj, a souligné l’importance de rassembler les acteurs pour transformer le secteur des services en un levier de développement économique. Il a indiqué que ce secteur, qui contribue à hauteur de 730 milliards de dirhams de recettes et représente pas moins de 48% des emplois, est principalement dominé par les très petites, petites et moyennes entreprises (TPME), soit 70% de micro entreprises et 28% de PME, contre seulement 2% de grandes entreprises.
Repenser le paradigme
Le chef du patronat a également mis en évidence les problèmes de structuration et la prégnance de l’informel, ainsi que l’urgence d’investir dans la formation. Sur ce volet, il a opposé l’ampleur de la formation professionnelle continue dans les pays asiatiques, évalué à 40% dans un pays comme le Japon, aux seulement 9% au Maroc.
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Pour Younes Sekkouri, ministre de l’Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l’Emploi et des Compétences, cet événement marque un tournant dans l’histoire des services. Notant que la performance des services s’est multipliée par deux à quatre grâce à la technologie, il a souligné l’importance de l’emploi et de l’inclusion, ainsi que la validation des acquis de l’expérience professionnelle et le développement des compétences. Et d’ajouter qu’à l’horizon 2030, le Maroc place la Coupe du monde au cœur de la transformation économique, avec un impact significatif sur le secteur des services.
Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, a pour sa part insisté sur l’importance de doubler les emplois dans les secteurs des services et de conquérir les marchés internationaux. Il a également souligné la nécessité de valoriser le réservoir de talents marocains grâce à l’upskilling et à la formation continue. Selon lui, les services représentent 60% de l’emploi et 50% du PIB, et sont présents dans tous les secteurs économiques.
Peut mieux faire
Quant à Hicham Saadli, président de la Fédération du commerce et des services (FCS), il a mis en avant la place centrale du secteur des services, tout en soulignant qu’il reste en dessous des ratios internationaux. Il a rappelé les recommandations du NMD visant à stimuler le secteur et l’initiative de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) pour le commerce des services. Il a terminé en soulignant que le lancement du groupe Maroc Service, inspiré du succès de Maroc Industrie, devrait contribuer à la réalisation de la vision du Roi Mohammed VI.
Le responsable a par ailleurs indiqué que malgré la performance de ce secteur, «il reste encore de la marge de croissance dans ce secteur pour évoluer vers des niveaux dépassant les 70% du PIB comme c’est le cas pour les pays développés».
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Un moment important de cet événement a notamment été la signature de deux conventions. La première est un accord-cadre pour la création du groupe Maroc Service, à l’initiative des deux organisateurs et du ministre Younès Sekkouri. Cette nouvelle entité, qui s’inspire de l’impact de Maroc Industrie, créée des années plutôt, aura la double mission de promouvoir les services marocains aussi bien à l’échelle nationale qu’internationale, d’une part, et de faire office de task force au sein de la CGEM, portant également les attentes et les revendications du secteur auprès des pouvoirs publics, d’autre part.
La seconde convention, un mémorandum d’entente (MoU) visant à impulser les services délégués dans le secteur, a été signée par la FCS, la Fédération des technologies de l’information, des télécommunications et de l’offshoring (APEBI), la Fédération pour l’externalisation des services et la CGEM.
Cette 1ère édition des Assises des services a mis en lumière le potentiel énorme de ce secteur au Maroc et l’importance de renforcer la formation, l’innovation et l’accompagnement des acteurs pour stimuler la croissance économique et la compétitivité du Royaume à l’international.
