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Tunisie: 11 Russes arrêtés en 2024 sont suspectés d' »activités terroristes »
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Les onze citoyens russes arrêtés en Tunisie en novembre 2024 sont suspectés d’avoir participé à des « activités terroristes », a annoncé jeudi l’ambassade russe dans le pays, les motifs de leur détention n’ayant jusqu’alors pas été communiqués.
« Les raisons de la détention de nos compatriotes restent des soupçons d’implication dans des activités terroristes », a déclaré l’ambassade, citée par les agences de presse Tass et Ria Novosti.
Elle n’a pas détaillé ces accusations, mais affirmé qu’aucune personne n’avait encore été inculpée dans cette affaire aux contours flous.
L’ambassade russe en Tunisie avait annoncé en fin d’année dernière l’arrestation de ces ressortissants, sans en préciser la raison.
Ces onze Russes s’étaient rendus à Haïdra afin d’étudier les « traditions locales », selon Tass. Cette localité, située dans une région frontalière avec l’Algérie, ne fait pas partie des circuits touristiques classiques, même si un site archéologique s’y trouve.
« Selon les forces de l’ordre, les détenus avaient en leur possession des +équipements qui ne correspondent pas aux buts touristiques déclarés+ », a souligné jeudi l’ambassade, là encore sans plus de précisions. Elle a toutefois dit ne pas exclure que l’affaire soit « reclassée pour des motifs moins graves ».
Les suspects ont été interrogés à plusieurs reprises mais aucune date d’audience au tribunal n’a été fixée, selon cette même source.
Il faut « beaucoup de temps » pour traiter et traduire « l’important volume de matériel audiovisuel » reçu par les forces de l’ordre, a précisé l’ambassade. La nature de ces contenus n’était pas claire dans l’immédiat.
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La Tunisie a été confrontée après sa révolution en 2011 à un essor de la mouvance jihadiste, responsable de la mort de plusieurs dizaines de soldats et de policiers, mais aussi de civils et de touristes étrangers.
Ces dernières années, les autorités affirment avoir réalisé des progrès significatifs dans la lutte contre les jihadistes.
Des opérations de ratissage sont régulièrement menées par les forces de l’ordre dans la zone montagneuse de Kasserine, près de la frontière algérienne, qui reste un repaire pour des éléments jihadistes.
Le président tunisien Kaïs Saied s’est rapproché de la Russie, ainsi que de la Chine et de l’Iran, même si les Etats-Unis et l’UE restent des partenaires majeurs.
