Dans un contexte marqué par la forte hausse des prix du kérosène, conséquence directe des…
La Russie suspend les exportations de kérosène
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Le gouvernement russe a instauré, lundi, une interdiction temporaire des exportations de kérosène afin de garantir la stabilité de l’approvisionnement du marché intérieur en carburants.
Selon un communiqué publié par le cabinet russe, cette mesure est entrée en vigueur le 1er juin et restera applicable jusqu’au 30 novembre prochain.
L’interdiction concerne l’ensemble du kérosène destiné à l’exportation, y compris les volumes acquis sur les marchés boursiers. Sont toutefois exemptées les cargaisons déjà placées sous régime douanier avant l’entrée en vigueur de la décision, les livraisons effectuées dans le cadre d’accords intergouvernementaux ainsi que le carburant contenu dans les réservoirs techniques des aéronefs en transit.
Le gouvernement justifie cette décision par la nécessité de préserver l’équilibre du marché national des carburants dans un contexte marqué par les tensions sur les marchés énergétiques internationaux.
Cette décision s’ajoute à d’autres restrictions déjà en place sur les exportations de produits pétroliers. Depuis avril, la Russie a également interdit les exportations d’essence afin d’éviter une hausse des prix et d’assurer l’approvisionnement du marché national.
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Les autorités russes craignent en effet que la hausse des prix de l’énergie sur les marchés internationaux n’incite les producteurs à privilégier les ventes à l’étranger, au détriment du marché local. En limitant les exportations, Moscou cherche à garantir la disponibilité des carburants pour les consommateurs et les entreprises du pays.
Selon les responsables russes, aucune pénurie de kérosène n’est actuellement constatée, mais le gouvernement préfère prendre des mesures préventives face aux incertitudes qui pèsent sur les marchés énergétiques mondiaux.
Les prix des carburants sur les marchés russes sont orientés à la hausse depuis la fin février, dans un contexte d’incertitude sur les marchés internationaux de l’énergie.
Les acteurs du secteur estiment toutefois que cette évolution reflète davantage les tensions mondiales que l’évolution de la demande intérieure, laquelle demeure modérée à ce stade.
