Les indices des valeurs unitaires à l’importation et à l'exportation ont enregistré en 2022 des…
HCP: évolution contrastée du commerce extérieur au 1er trimestre
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La dernière note du Haut‑Commissariat au Plan (HCP) sur les indices du commerce extérieur pour le premier trimestre de cette année, publié ce mercredi, indique une baisse des importations, tandis que les exportations progressent. Une évolution contrastée qui reflète les pressions sur certains segments industriels et agricoles, mais aussi la vigueur de plusieurs filières exportatrices.
L’indice des valeurs unitaires à l’importation s’est contracté de 0,5 % par rapport au premier trimestre 2025. La baisse est principalement liée au repli des « énergie et lubrifiants » (‑7,8 %), des « produits finis d’équipement industriel » (‑3,3 %), de l’« alimentation, boissons et tabacs » (‑6,0 %), des « demi‑produits » (‑1,3 %), ainsi que des « produits bruts d’origine animale et végétale » (‑3,1 %). Les « produits finis d’équipement agricole » affichent également une chute notable (‑8,8 %).
Toutefois, cette tendance a été partiellement compensée par la forte hausse des « produits bruts d’origine minérale » (+80,9 %) et des «produits finis de consommation» (+2,8 %), limitant ainsi la baisse globale.
À l’export, l’indice des valeurs unitaires progresse de 2,6 % sur un an. Les hausses les plus marquées concernent les « produits finis de consommation » (+5,6 %), l’« alimentation, boissons et tabacs » (+7,1 %), les « produits finis d’équipement industriel » (+4,0 %), les « produits bruts d’origine minérale » (+7,0 %) et les « produits finis d’équipement agricole » (+20,5 %).
En revanche, certains segments reculent : les « demi‑produits » (‑5,6 %), les « produits bruts d’origine animale et végétale » (‑12,0 %) et l’« énergie et lubrifiants » (‑4,8 %).
Le HCP souligne les implications économiques

Cette configuration illustre une double dynamique : d’un côté, la baisse des importations traduit la fragilité de certaines filières industrielles et agricoles face aux coûts et aux marchés mondiaux ; de l’autre, la progression des exportations confirme la compétitivité de plusieurs secteurs, notamment la consommation, l’agroalimentaire et l’équipement agricole.
Le Maroc se trouve ainsi dans une phase où la structure des échanges évolue : les importations se contractent sur des segments sensibles, tandis que les exportations s’appuient sur des niches en croissance.
En somme, le premier trimestre 2026 révèle un commerce extérieur contrasté : importations en recul, exportations en progression. Cette photographie présentée par le HCP souligne les défis de l’économie marocaine, entre dépendance énergétique et opportunités agricoles et industrielles. Les six prochains mois diront si cette tendance se confirme ou si un rééquilibrage s’opère.
