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Agrumes: le Maroc consolide sa place sur les marchés internationaux
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Malgré la pression sur les ressources hydriques et la concurrence internationale, la filière marocaine des agrumes affiche des résultats solides en 2026, avec une production en hausse et des exportations dynamiques vers l’Europe et au‑delà.
La campagne 2025/2026 confirme la résilience du secteur marocain des agrumes, et ce malgré le stress hydrique et la hausse des coûts logistiques. Selon les données officielle, la production nationale devrait atteindre 2,17 millions de tonnes, soit une progression de 25 % par rapport à l’année précédente. Les petits agrumes – mandarines, clémentines et Nadorcott – tirent cette dynamique avec 1,15 million de tonnes, tandis que les oranges et les citrons affichent des hausses plus modestes.
De ce fait les exportations demeurent le véritable moteur de la filière. Les expéditions de petits agrumes devraient atteindre 550 000 tonnes, en légère progression, avec l’Union européenne comme premier débouché, suivie par la Russie, le Royaume‑Uni, le Canada et les États‑Unis. Les oranges, en revanche, se maintiennent autour de 85 000 tonnes, freinées par la concurrence égyptienne et turque.
Agrumes: entre performances et défis
Par ailleurs, le premier semestre 2026 a été marqué par des succès notables. Le Maroc est devenu le premier fournisseur de mandarines du Royaume‑Uni, avec plus de 71 600 tonnes exportées (+20 %), dépassant l’Espagne sur ce segment stratégique. En Allemagne, les exportations d’oranges ont quadruplé pour atteindre 8 800 tonnes, renforçant la présence marocaine sur un marché exigeant.
Cependant, cette dynamique repose sur des investissements lourds : stations de conditionnement modernisées, certifications sanitaires, technologies d’irrigation et infrastructures logistiques autour de Tanger Med et Agadir. Ces atouts renforcent la compétitivité, mais les défis restent nombreux. La rareté de l’eau dans les bassins du Souss‑Massa, du Gharb et de Berkane, la hausse des coûts des intrants et la concurrence accrue de pays comme l’Afrique du Sud ou l’Espagne pèsent sur la filière.
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D’autre part, les perspectives à moyen terme demeurent positives. La diversification vers l’Afrique, le Moyen‑Orient et l’Asie, l’essor des jus et produits transformés, ainsi que les opportunités offertes par la ZLECAf devraient consolider la place des agrumes marocains. Plus qu’une filière agricole, ils constituent un levier stratégique pour les recettes en devises, l’emploi et le rayonnement du Made in Morocco.
Ainsi, les agrumes restent une filière stratégique pour l’agriculture marocaine, générant devises, emplois et rayonnement international, tout en posant la question cruciale de la durabilité face aux contraintes climatiques.
