Des organismes politiques et syndicaux ont lancé hier soir, un appel à la grève générale…
Grève générale: la réaction des Casablancais (vidéo)
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H24Info a recueilli les avis de Casablancais sur la grève générale qui a eu lieu à travers le Maroc ces 5 et 6 février, touchant plusieurs secteurs.
Les principaux syndicats marocains ont mené une grève générale à travers le Maroc ces mercredi et jeudi. Plusieurs revendications sont au menu, comme le pouvoir d’achat ou encore le taux de chômage, mais il s’agit surtout de protester contre la loi organique sur le droit de grève, adoptée hier mercredi par la Chambre des représentants.
Indifférence, méfiance, incompréhension… les ressentis des Casablancais interrogés par H24Info diffèrent sur le mouvement de grève générale actuellement en cours au Maroc. Si la plupart des personnes interrogées comprennent et valident les revendications syndicales, elle accordent cependant peu de crédit à l’efficacité de l’initiative.
« On a été mis au courant de ce mouvement à travers les réseaux sociaux. Mais personnellement, je n’ai pas ressenti cette grève, surtout que, moi, je travaille« , nous dit un jeune homme. « Est-ce que la grève a été un succès? Seuls, les responsables des centrales syndicales peuvent nous le dire. Ce sont eux qui ont les chiffres. Le citoyen qui bosse au quotidien n’a pas le temps de sentir ou apprécier l’effet de cette grève« , poursuit notre interlocuteur.
Même sentiment d’indifférence chez une esthéticienne qui, elle, dit ne pas être au courant d’une grève: « Vous me l’apprenez à l’instant. Mais si c’est pour protester contre la vie chère, je comprends. On ne peut pas ne pas ressentir l’inflation« . Pour une autre dame, « la grève n’aura aucun effet. On s’y est habitués« . Elle renchérit: « Tout est devenu tellement cher que personne ne s’en sort. »
Néanmoins, un autre Casablancais estime, lui, que la grève tombe à pic. « Les gens ne parviennent pas à suivre les hausses des prix. Je pense que cette grève est utile. Le gouvernement doit trouver une solution. Je ne sais pas, peut-être une revalorisation des salaires », espère-t-il.
