Les exportations françaises de blé ont fortement chuté en raison d’une mauvaise récolte, du boycott…
Maroc: les subventions aux importations de blé prolongées jusqu’à la fin de l’année
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Le gouvernement a décidé de maintenir les subventions aux importations de blé jusqu’à la fin de l’année 2025 pour pallier les effets d’une récolte qui s’amenuise d’année en année en raison de la sécheresse.
Initialement prévue pour s’achever au terme du premier quadrimestre de 2025, la subvention aux importations de blé a été prolongée jusqu’à la fin de l’année. Cette information a fait l’objet de deux communiqués publiés par l’ONICL. Le premier annonce la reconduction de la restitution de la prime forfaitaire à l’importation du blé tendre, effective pour la période allant du 1er mai au 31 décembre 2025. Quant au second, il précise la mise en place d’un «système de soutien à la constitution, par les importateurs, d’un stock de blé tendre meunier», et ce, pour la période du 1er avril au 31 décembre 2025.
Signés par le nouveau président de l’ONICL, Bilal Hajjouji, ces communiqués datés du lundi 24 mars annoncent également la publication imminente de circulaires venant détailler les modalités d’application de cette prolongation. Mais selon des observateurs, cette décision, prise conjointement par les ministères de l’Économie et de l’Agriculture, laisse présager une mauvaise récolte pour l’année en cours.
Alors que l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) anticipe une baisse de la production mondiale de blé d’environ 1%, la situation au Maroc est particulièrement préoccupante. Le Royaume subit en effet sa septième année consécutive de sécheresse.
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Malgré un regain de précipitations enregistré depuis plusieurs semaines, les pluies demeurent «faibles par rapport à la moyenne nationale des trente dernières années», a alerté Ahmed Bouari, ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et forêts, lors de sa présentation en Conseil des ministres sur l’état d’avancement de la nouvelle campagne agricole.
Lors de la campagne précédente, le Maroc, autrefois protecteur de son marché intérieur grâce à des restrictions sur les importations, a été contraint d’importer jusqu’à 9 millions de quintaux de blé, pour une valeur de 17,83 milliards de dirhams. Cette situation résulte d’une production nationale décevante: la récolte de blé tendre, de blé dur et d’orge a été estimée à seulement 3,1 millions de tonnes, soit une baisse de 43% par rapport à la campagne précédente, elle-même déjà médiocre.
