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Covid-19: le Maroc doit-il s’inquiéter du nouveau variant détecté en France?
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Un nouveau sous-variant d’Omicron, NB.1.8.1 du Covid-19, a été détecté pour la première fois en France. Bien que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ne le classe pas encore comme « préoccupant », ce variant gagne du terrain. Il est notamment observé en Asie, où plusieurs pays comme Singapour, Taïwan et Hong Kong signalent une recrudescence des cas, des hospitalisations et des décès liés au virus.
En Europe, NB.1.8.1 a été identifié dans plusieurs pays, notamment en France, où au moins quatre cas ont été confirmés. Il a également été détecté aux États-Unis.
Le Dr Tayeb Hamdi, médecin et chercheur en systèmes de santé, sollicité par H24info, précise que ce variant n’est pas totalement nouveau. Il circule en Chine depuis au moins un an et a commencé à se propager dans d’autres pays asiatiques, où une reprise de la circulation virale est observée depuis janvier. Cependant, aucune étude ne peut affirmer avec certitude que cette recrudescence est directement liée à NB.1.8.1.
Échappement immunitaire
Des études en laboratoire montrent que ce sous-variant présente une capacité d’échappement immunitaire. Cela signifie qu’il peut potentiellement infecter des personnes déjà malades ou vaccinées. Le Dr Hamdi souligne que cette caractéristique n’est pas nouvelle et a déjà été observée chez d’autres sous-variants de la Covid-19.
À ce jour, l’OMS n’a pas encore classé NB.1.8.1 comme « préoccupant ». Les critères habituels de classification incluent une transmissibilité excessive, une sévérité accrue (formes plus graves ou mortelles) et un échappement immunitaire significatif.
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« Pour l’instant, aucun de ces critères ne semble être rempli de manière alarmante, et nous n’avons pas encore de données solides permettant de trancher », rassure le médecin.
Faut-il s’inquiéter au Maroc?
Selon le Dr Hamdi, il n’y a pas lieu de s’inquiéter de manière généralisée au Maroc. La population y est relativement jeune, et l’immunité collective contre les coronavirus reste satisfaisante.
Cependant, la vigilance est de mise pour les catégories les plus vulnérables : personnes de 75 ans et plus, celles atteintes de maladies chroniques ou d’immunodéficience, ainsi que les personnes transplantées ou souffrant de troubles immunitaires sévères. Pour ces groupes, l’immunité décline rapidement après une infection naturelle ou la vaccination.
Le Dr Hamdi lance une alerte : l’interruption quasi totale des campagnes de vaccination de rappel au Maroc, notamment pour ces groupes à risque, est préoccupante. Il est crucial de reprendre une vaccination ciblée pour les plus vulnérables.
Perspective générale
De nouveaux variants continueront d’émerger tant que le virus circulera. « Ce n’est donc pas ce variant en particulier qui doit nous inquiéter, mais plutôt le relâchement de la vigilance, en particulier en ce qui concerne la protection des plus vulnérables », insiste le Dr Hamdi.
Il conclut en rappelant que « l’OMS n’a pas encore officiellement déclaré la fin de la pandémie, justement parce qu’il existe toujours un risque qu’un variant plus transmissible et plus grave apparaisse. »
