Un parasite menaçant découvert sur des chiens au Maroc (étude)

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Des chiens errants. ©DR

Le parasite Hippobosca longipennis a été identifié pour la première fois au Maroc: une étude révèle sa présence dans un refuge pour chiens.

Connu pour provoquer des irritations cutanées dont les piqûres peuvent être douloureuses chez les animaux comme chez l’homme, le parasite Hippobosca longipennis, plus communément appelé la « mouche du chien », vient d’être identifié pour la première fois au Maroc sur des chiens abrités dans des refuges. Cette découverte a été révélée par une étude publiée mardi 27 mai dans la revue scientifique Parasites & Vectors.

Jusqu’à présent, les données sur la présence de ce parasite au Maroc étaient limitées. L’objectif de cette nouvelle étude était, selon ses auteurs, d’examiner la présence de ces mouches chez les chiens des refuges et de rechercher d’éventuels nématodes filariens qu’elles pourraient héberger.

Menée par des chercheurs de l’Institut agronomique et vétérinaire Hassan II (IAV), en collaboration avec l’Institut allemand Bernhard Nocht de médecine tropicale à Hambourg, cette étude a porté sur 230 chiens répartis dans quatre refuges situés à Rabat, Casablanca, Fès et Khouribga.

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C’est à Khouribga que les scientifiques ont détecté l’infestation par la mouche du chien sur 30 animaux, soit 13,1% des chiens du refuge. Au total, 35 spécimens de mouches ont été prélevés, dont 33 adultes (10 mâles, 19 femelles non gravides et 4 femelles gravides) et deux larves de stade 3. Les mouches ont été principalement retrouvées sur la nuque et le dos des animaux.

Hippobosca longipennis est un vecteur potentiel d’Acanthocheilonema dracunculoides (un nématode filarien) et peut également transporter des acariens comme Cheyletiella yasguri, responsable de dermatites chez les chiens et les humains.

Bien que la présence de la mouche ait été confirmée, aucun nématode filarien n’a été détecté chez les spécimens collectés lors de cette étude. Les auteurs soulignent la nécessité de mener d’autres enquêtes à l’échelle nationale pour mieux caractériser la composition des espèces d’hippoboscidés et la répartition des agents pathogènes d’importance médicale et vétérinaire qu’elles pourraient transporter dans les différentes régions du pays.

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