La ville de Tanger fait face à une prolifération inquiétante de meutes de chiens errants,…
Tanger: les autorités abattent des chiens identifiés et vaccinés!
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Des chiens portant des sceaux jaunes, preuve de leur vaccination et stérilisation, ont été abattus par les autorités tangéroises cette semaine malgré l’engagement officiel du Maroc à mettre fin à ces pratiques.
Une opération d’abattage de chiens dans la zone El Ghandouri à Tanger a provoqué une vague de colère et d’indignation, après que des chiens identifiés, vaccinés et stérilisés — reconnaissables à leurs sceaux jaunes — ont été tués par les autorités locales cette semaine.
Selon la presse locale, les habitants du complexe Bab El Bahr et des quartiers voisins ont adressé une lettre de protestation au wali de la région, Younes Tazi, dénonçant ce qu’ils qualifient de «crime contre des animaux inoffensifs». Ils affirment que ces chiens vivaient dans la zone sous la surveillance et la bienveillance des riverains et ne représentaient aucune menace.
Une opération brutale et choquante
Selon des témoignages recueillis auprès des habitants, les faits remontent à l’après-midi du 12 mai. Des équipes, accompagnées par des représentants de la préfecture, des agents communaux, ainsi que des personnes non identifiées, sont intervenues dans la zone pour procéder à une campagne de mise à mort de ces chiens, par empoisonnement et tir, les laissant agoniser en présence des habitants, y compris des enfants.
Les citoyens appellent, selon les mêmes sources, à l’ouverture d’une enquête urgente et à la prise de mesures immédiates pour que ce type de pratique ne se répète plus, notamment parce qu’elle vise des chiens portant le sceau jaune, un marquage officiel prouvant leur vaccination et leur stérilisation dans le cadre de programmes de gestion éthique des populations canines.
L’abolition de l’abattage des chiens n’est pas pour demain
Ce « massacre » soulève une profonde contradiction avec les engagements internationaux pris par le Maroc, notamment dans le cadre de sa candidature conjointe avec l’Espagne et le Portugal à l’organisation de la Coupe du monde 2030 de football, où le Royaume s’était engagé à mettre fin aux abattages de chiens errants.
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Malgré ces promesses et les déclarations répétées des autorités niant l’existence de campagnes systématiques d’élimination, plusieurs communes, y compris Tanger, continuent de recourir à l’abattage des chiens errants. Et ce, alors même que des budgets ont été alloués pour l’hébergement des chiens, que des associations spécialisées sont actives, et qu’une pétition officielle a été validée pour interdire les abattages.
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Les habitants demandent instamment au wali et aux autorités centrales de faire respecter la loi et les engagements nationaux, et de protéger les chiens stérilisés qui font partie d’une stratégie moderne et respectueuse pour le contrôle des populations canines, en remplacement de méthodes brutales et archaïques.
