Dans une nouvelle tentative pour sauver la seule raffinerie de pétrole du Maroc, les travailleurs…
SAMIR: nouvelle mobilisation devant le tribunal de commerce de Casablanca
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Après leur sit-in du 26 mai dernier, les salariés de la SAMIR, actuellement en liquidation judiciaire, ont organisé une nouvelle manifestation ce jeudi 26 juin devant le tribunal de commerce de Casablanca.
Les slogans scandés et les interventions respectives du bureau syndical unifié affilié à la Confédération démocratique du travail (CDT) au niveau de la SAMIR et du Syndicat national du pétrole et du gaz ont mis l’accent sur plusieurs revendications.
Tout en alertant sur la situation critique de l’entreprise, à l’arrêt depuis août 2015, ils ont appelé le gouvernement à «assumer ses responsabilités en créant les conditions nécessaires à une reprise rapide de la production».
Alarme sociale et perte de compétences
Selon le secrétaire général du Syndicat national du pétrole et du gaz (CDT), El Houssine El Yamani, «les options proposées incluent une cession par compensation de la dette à l’État, un partenariat public-privé, ou une cession au secteur privé, tout en clarifiant l’avenir de l’industrie du raffinage au Maroc».

Les salariés de l’unique raffinerie du Royaume ont également appelé à «préserver le capital humain de la société, face à la baisse inquiétante du nombre d’ingénieurs et de techniciens due aux départs à la retraite ou aux démissions», ainsi qu’à «garantir les droits des salariés et retraités, notamment en matière de salaires, pensions et autres acquis».
Leurs demandes incluent une prise en charge urgente de la situation sociale dégradée des travailleurs.
“Un scandale d’État” depuis la privatisation de 1997
Selon El Yamani, les manifestants ont décidé, à l’issue du rassemblement, de poursuivre la mobilisation par d’autres actions militantes, jusqu’à ce qu’une volonté politique sérieuse se manifeste pour régler ce dossier qu’il qualifie de «grand scandale».

«Les premières pages de ce scandale ont été écrites avec la privatisation controversée de 1997, suivie du silence sur la stratégie de faillite orchestrée par l’ancien actionnaire majoritaire Mohammed Al Amoudi et ses associés, et de l’abandon par le gouvernement de ses responsabilités dans la sauvegarde de l’entreprise et de l’industrie nationale», a détaillé le responsable syndical.
