Poursuivi en détention dans le cadre de l’affaire Escobar du Sahara, le président de la…
Affaire «Escobar du Sahara»: Bioui continue de nier tout lien avec «le Malien»
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L’ancien dirigeant du Conseil régional de l’Oriental, a encore affirmé jeudi devant un tribunal marocain n’avoir « aucun lien » avec un vaste réseau international de trafic de drogue dirigé par un narcotrafiquant malien surnommé le « Pablo Escobar du Sahara », selon une journaliste de l’AFP.
Abdennabi Bioui, ancien dirigeant du Conseil régional de l’Oriental, est accusé par le baron de la drogue Ahmed Ben Brahim d’avoir fait partie de son réseau.
Ce dernier a affirmé « avoir discuté » avec Bioui d’un trafic de dix tonnes de résine de cannabis, déjoué par la Garde civile espagnole, selon un procès-verbal lu lors de l’audience devant la chambre criminelle de première instance de Casablanca (ouest).
Le Malien a aussi mentionné un trafic de quinze tonnes de cannabis « pour le compte de Bioui ». Une transaction pour laquelle il aurait versé un million d’euros à Said Naciri, alors président du club de football Wydad Casablanca (WAC), et un autre collaborateur.
« Je n’ai aucun lien avec le trafic de drogue. C’est à cause de ces mensonges que je suis en prison », a déclaré Bioui en fondant en larmes, accusant Ben Brahim de se contredire.
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L’ancien député est jugé aux côtés de Naciri, également ex parlementaire et ancien président du Conseil préfectoral de Casablanca, pour « détention, commercialisation et exportation de drogues » ainsi que pour des faits de « corruption », « faux » et « usage de faux ».
Tous deux, anciens cadres du parti Authenticité et Modernité (PAM), formation membre de la coalition gouvernementale au pouvoir, sont en détention depuis fin 2023.
Durant l’audience, le juge a aussi interrogé Bioui sur la provenance de plus de 7,5 millions d’euros accumulés entre 2006 et 2022 sur son compte bancaire.
« Il s’agit de revenus de ma société (de BTP, NDLR). Je peux justifier mes revenus au centime près », a-t-il répondu en montrant un dossier volumineux.
Le procès, ouvert en mai 2024, implique au total 25 personnes soupçonnées d’avoir joué un rôle dans le réseau d’Ahmed Ben Brahim qui purge une peine de dix ans de prison et est à l’origine de la plainte ayant enclenché cette procédure judiciaire.
