Le chantier du Stade Moulay Abdellah de Rabat, destiné à devenir l'une des infrastructures sportives…
Inauguration du stade Moulay Abdellah: l’envers du décor (reportage)
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Après 18 mois de travaux, le nouveau stade Moulay Abdellah a ouvert ses portes à Rabat. Pour son inauguration, les Lions de l’Atlas ont affronté le Niger lors des éliminatoires du Mondial 2026. L’occasion pour notre équipe de se rendre sur place afin de « passer au crible » cette nouvelle enceinte.
La victoire 5-0 des Lions de l’Atlas contre le Niger pour leur qualification à la Coupe du monde a été le premier événement marquant du nouveau stade Moulay Abdellah à Rabat. Inauguré après 18 mois de travaux, ce stade flambant neuf, construit par une main-d’œuvre marocaine, a suscité un engouement immédiat, avec un match qui s’est joué à guichets fermés.
Notre équipe H24Info, présente pour couvrir la rencontre, a pu constater les qualités de l’infrastructure, mais aussi relever plusieurs points qui méritent d’être corrigés en vue des futures compétitions.
Des finitions inégales
Dès notre arrivée, le manque de soin apporté aux finitions a été visible. Dans les escaliers menant à la tribune de presse et les allées du stade, des traces de peinture et des plaques métalliques mal ajustées ont été observées, donnant une impression de travail bâclé.

En tribune de presse, le réseau 4G était faible, et la connexion Wi-Fi, essentielle pour le travail des journalistes, était défaillante. Pour pouvoir envoyer leurs articles, nos équipes ont dû se déplacer à plusieurs reprises vers les salons dédiés, manquant ainsi des moments importants du match.

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Les « places aveugles » font débat
Des photos de sièges à visibilité réduite, ou « Seat Kills« , ont circulé sur les réseaux sociaux. Bien que ces places aient été vendues au prix normal, leur visibilité sur le terrain était bloquée. Habituellement, ces billets sont soit retirés de la vente, soit proposés à un prix réduit, ce qui n’a pas été le cas pour cette rencontre.
Des kiosques de restauration à revoir
L’accès à la restauration a été compliqué pour les spectateurs. Les longues files d’attente étaient causées par un nombre insuffisant de vendeurs dans chaque kiosque. Les prix élevés (15 dirhams pour une petite bouteille d’eau de 33 cl, par exemple) et l’absence d’affichage des tarifs ont également été notés par de nombreux supporters.
Une gestion des flux à améliorer
Avec plus de 68 000 spectateurs, la gestion des accès a posé problème. Seuls deux points d’entrée et de sortie étaient opérationnels, Hay Riad et Hay El Fath, créant des scènes de chaos et de longues files d’attente à l’entrée et à la sortie.

Bien que des ponts et passages souterrains aient été aménagés, ils n’étaient pas suffisants pour gérer l’affluence.

Le défi du respect des places numérotées
Malgré les appels de la Fédération royale marocaine de football à respecter les places numérotées, de nombreux spectateurs n’ont pas suivi ces consignes, provoquant des altercations. Des personnes munies d’un billet valide se sont retrouvées contraintes de s’asseoir à même le sol car d’autres avaient déjà pris leurs sièges.

Au-delà de ces points, le stade Moulay Abdellah reste une infrastructure moderne, un véritable atout pour le football marocain. Cette première rencontre a servi de test pour les organisateurs en vue des grands rendez-vous à venir, notamment la Coupe d’Afrique des nations. Les ajustements nécessaires permettront de garantir une expérience à la hauteur pour les futurs événements.
