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Grippe aviaire: le Maroc bloque les volailles du Portugal, alerte sur les prix
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Le Maroc a décidé de suspendre temporairement l’importation de volailles, d’œufs et de produits dérivés en provenance du Portugal, après la détection d’un foyer de grippe aviaire hautement pathogène près de Lisbonne. Une mesure préventive qui vise à protéger la santé publique, mais qui soulève des craintes quant à ses impacts économiques.
Cette interdiction concerne les volailles vivantes, la viande, les produits transformés, les œufs et les aliments pour animaux. Seuls les aliments ayant subi un traitement thermique suffisant pour détruire le virus restent autorisés, sous réserve de présenter un certificat sanitaire officiel.
Dans une correspondance adressée à son homologue portugais, l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) a précisé que cette mesure est provisoire et dépendra de l’évolution de la situation épidémiologique au Portugal.
Un foyer confirmé au Portugal et en Allemagne
La décision marocaine intervient après l’annonce de la Direction générale de la santé au Portugal confirmant un foyer dans une ferme de poules pondeuses près de Lisbonne. Par ailleurs, l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA) a signalé récemment des foyers en Allemagne et au Portugal, ayant conduit à l’abattage de milliers de volailles.
L’OMSA rappelle que les oiseaux migrateurs, notamment aquatiques, constituent les principaux vecteurs du virus, ce qui accroît les risques de propagation transfrontalière.
Risque de tension sur le marché et flambée des prix
Si cette mesure illustre la vigilance sanitaire du Maroc, elle n’est pas sans conséquences économiques. Le Portugal figure parmi les principaux fournisseurs de volailles congelées et d’œufs à couver, des produits essentiels pour stabiliser la production nationale.
Les professionnels du secteur redoutent une réduction de l’offre et une hausse des prix sur le marché intérieur, déjà sous pression. Faute de stratégie de substitution rapide, la dépendance à d’autres marchés comme l’Espagne ou le Brésil pourrait s’accentuer.
Pour les experts, il est urgent d’accompagner cette décision par un plan de soutien aux producteurs locaux et par la diversification des sources d’approvisionnement afin d’éviter une crise des prix et des disponibilités.

