Plus l’on approche du mois sacré de Ramadan, plus les prix des volailles grimpent. Face…
Volailles: pourquoi les prix baissent dans certains endroits et pas d’autres
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Le ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, Ahmed El Bouari, a déclaré que la hausse des prix de la volaille est liée à l’augmentation de la demande parmi une large tranche de consommateurs, et non à une production faible.
Face au débat suscité par la hausse des prix des volailles dans plusieurs régions du Royaume, le ministre de l’Agriculture clarifie les raisons de cette augmentation. Lors d’une session de questions orales à la Chambre des représentants, Ahmed El Bouari a expliqué que les Marocains sont passés de la consommation de viande rouge à celle du poulet, ce qui a rendu la production précédente insuffisante, entraînant ainsi une augmentation des prix.
Le ministère a rencontré les professionnels du secteur et les a exhortés à augmenter la production afin de rétablir un équilibre entre l’offre et la demande, a indiqué El Bouari, soulignant que cette mesure prendrait un certain temps avant de produire des résultats concrets.
Cette information est confirmée par le responsable communication de la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole (FISA), Khalid Rabiti, contacté par H24Info. Ce dernier rappelle qu’une réunion a eu lieu le 23 décembre dernier entre le ministre et les professionnels du secteur, au cours de laquelle les deux parties ont convenu de mettre en place de nouvelles mesures pour stimuler la production et répondre à la demande croissante des consommateurs, surtout à l’approche du mois de Ramadan. Parmi les mesures essentielles prises figurait l’augmentation de la production à environ 10 millions de poussins par semaine.
Khalid Rabiti souligne, par ailleurs, que les prix ont déjà commencé à baisser. «Une baisse des prix a été observée depuis trois jours maintenant. Dans le marché de gros de Casablanca, par exemple, les prix oscillent actuellement entre 17 et 18 dirhams le kilogramme», indique-t-il, rappelant que le recul ou la hausse des prix des volailles sont liés principalement à l’offre et à la demande.
D’après notre source, la baisse enregistrée actuellement est ainsi liée à une amélioration de l’offre par rapport à la demande, ce qui entraîne une baisse des prix de vente dans les exploitations, laquelle se répercute sur les marchés de gros et de détail.
En outre, la réduction du taux de mortalité des volailles, rendue possible grâce à l’amélioration des conditions climatiques dans certaines régions affectées par des vagues de froid, a également contribué à l’augmentation de l’offre. Ces vagues de froid sévères avaient affecté tant la production que le poids des poulets. « Aujourd’hui, il est désormais possible de trouver des poulets pesant entre 2 et 2,5 kg sur les marchés, ce qui n’était pas envisageable ces derniers mois en raison des effets négatifs du froid sur l’élevage des volailles. »
Notre source a, dans ce cadre, affirmé que l’augmentation des prix observée, actuellement, dans certains points de vente est liée aux marges bénéficiaires des intermédiaires et des acteurs du secteur de la distribution.
