Le Front Polisario a promis de poursuivre les combats au Sahara occidental, au lendemain de…
Sahara marocain: le Polisario face à l’impasse internationale
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Au lendemain de la rencontre entre sa direction et l’envoyé spécial du secrétaire général des Nations Unies pour le Sahara, le Polisario a tenu lundi une réunion d’urgence sous la présidence d’Ibrahim Ghali pour discuter de sa position sur le dossier du Sahara marocain et ses derniers développements.
La réunion d’urgence, qui s’est tenue au siège de ce que le Polisario appelle sa « présidence », a abordé plusieurs sujets liés aux évolutions militaires et politiques, ainsi qu’à la situation interne de la junte, selon un communiqué des séparatistes sans de plus amples détails.
Lors de leur rencontre dimanche avec Staffan de Mistura, les dirigeants polisariens ont réaffirmé leur demande traditionnelle d’un “référendum pour l’autodétermination”. Une revendication devenue obsolète et impossible à mettre en œuvre dans l’actuel contexte politique, selon plusieurs observateurs, et ce, compte tenu des positions du Conseil de sécurité et des grandes puissances occidentales, dont la majorité soutient le plan marocain d’autonomie ou, du moins, ne soutient pas la position séparatiste, à l’image de la Russie et de la Chine.
Le Polisario face au consensus international croissant
Les analystes soulignent que l’insistance du Polisario sur le discours de “décolonisation” se heurte désormais à une réalité politique incontestable : le consensus international croissant autour de l’autonomie proposée par le Maroc comme solution pragmatique pour clore le conflit, soutenue de manière répétée par les États-Unis et plusieurs pays européens.
Dans ce cadre, Massad Boulos, conseiller du président américain, a récemment réaffirmé à De Mistura le soutien des États-Unis à la proposition marocaine d’autonomie, exerçant une pression supplémentaire sur le Polisario pour qu’elle abandonne son discours traditionnel.
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Selon les experts, la réunion de lundi pourrait avoir pour objectif d’analyser les discussions avec de Mistura, notamment le poids croissant du soutien international à l’autonomie marocaine, et l’impossibilité pratique du projet indépendantiste du Polisario.
En attente d’un tournant au mois d’octobre
Ce développement intervient quelques semaines avant la session du Conseil de sécurité fin octobre, où les discussions devraient se concentrer sur le renouvellement du mandat de la MINURSO, l’évaluation de la situation sur le terrain et les pistes pour trouver une solution durable au conflit.
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Dans ce contexte, plusieurs membres influents du Conseil de sécurité, tels que les États-Unis et la France, considèrent désormais la proposition d’autonomie marocaine comme une solution crédible et sérieuse, tandis que d’autres pays européens commencent à adopter la même position, ce qui isole davantage le Polisario.
Les analystes concluent que le contexte actuel ne joue pas en faveur du Polisario, alors que la priorité internationale se concentre sur la stabilité régionale au Sahara et au Sahel, notamment face aux risques sécuritaires et au terrorisme, renforçant ainsi le rôle du Maroc comme acteur clé de la sécurité régionale.
