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Coface Risk Review : le Maroc maintient sa notation dans un contexte régional sous tension
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Dans son édition d’octobre 2025, le rapport «Risk Review» publié par Coface attribue au Maroc une notation de niveau B, traduisant un niveau de risque maitrisé, et tranche avec les fragilités observées dans son voisinage immédiat.
La notation B attribuée au Maroc par Coface correspond à un environnement où les entreprises peuvent opérer sans entraves majeures, mais où des vulnérabilités externes ou institutionnelles persistent. Elle reflète une économie relativement stable, dotée d’infrastructures modernes, d’un cadre macroéconomique solide et d’une politique de diversification sectorielle engagée. Coface n’a procédé à aucun ajustement sur le Maroc dans cette édition, ce qui confirme la robustesse de ses fondamentaux malgré les tensions internationales.
Cette notation s’inscrit dans une grille où les niveaux vont de A1 (risque très faible) à E (risque extrême). Le maintien du Maroc en B, sans dégradation ni amélioration, est en soi un signal de performance dans un environnement régional où plusieurs pays ont vu leur notation revue à la baisse ou restent exposés à des risques élevés.
Coface relève des contrastes marqués en Afrique du nord
Dans son analyse régionale, Coface souligne que plusieurs pays d’Afrique du Nord sont directement affectés par les hausses tarifaires américaines. L’Algérie, la Tunisie, et la Libye ont vu leurs niveaux de droits de douane grimper jusqu’à 25 % à 30 %, ce qui pèse sur leurs équilibres extérieurs. Le Maroc, en revanche, n’apparaît pas dans la liste des pays concernés, ce qui confirme sa faible exposition commerciale aux États-Unis et la pertinence de sa stratégie de diversification des partenaires.
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Le rapport précise que «l’impact économique sera marginal pour la plupart des pays africains, compte tenu de leur faible exposition aux États-Unis et de l’exemption accordée à de nombreux minerais». Cette lecture conforte la position du Maroc, qui a su réduire sa dépendance énergétique, renforcer ses réserves de change et stabiliser son cadre fiscal.
Coface prévoit dans le même temps une croissance africaine de +4,1 % en 2025 et +4,2 % en 2026, portée par une inflation en recul et une amélioration des comptes extérieurs. Le Maroc, bien que non détaillé dans les prévisions chiffrées, s’inscrit dans cette dynamique continentale, avec une trajectoire soutenue par les investissements industriels, les infrastructures modernes et une politique de diversification sectorielle
Contexte mondial : ralentissement maîtrisé, risque politique en hausse
À l’échelle globale, Coface prévoit une croissance mondiale de +2,6 % en 2025 et +2,4 % en 2026, avec des performances contrastées selon les zones. Les États-Unis tiennent mieux que prévu, la Chine ralentit, et la zone euro peine à rebondir. L’inflation reste contenue dans la plupart des régions, sauf aux États-Unis où un pic à 4 % est attendu début 2026.
Mais c’est sur le plan politique que le rapport alerte le plus. L’indice Coface de risque politique atteint un niveau record de 41,1 %, dépassant même son pic observé pendant la pandémie. «Ce qui était autrefois considéré comme une turbulence temporaire est devenu structurel », écrit Coface, en référence à la polarisation, aux rivalités géopolitiques et aux défis liés à la transition énergétique. Les États-Unis enregistrent la plus forte hausse de risque politique entre 2024 et 2025, en raison d’une fragilité institutionnelle croissante et d’une poussée du populisme, selon le rapport.
En somme, le rapport risque Coface confirme que le Maroc bénéficie d’un positionnement stratégique dans un environnement régional contrasté. Sa faible exposition aux tensions tarifaires, sa stabilité politique et sa capacité à attirer des investissements industriels – comme l’illustrent les récentes annonces dans l’aéronautique – renforcent sa crédibilité économique.
