Immobilier: plus de 400 victimes dénoncent un projet fantôme à Casablanca

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Plus de 400 victimes se sont rassemblées, lundi, devant le tribunal de première instance de Aïn Sebaâ pour dénoncer ce qu’elles qualifient de «plus grande arnaque immobilière» liée au projet résidentiel «Casablanca Park», situé à Sidi Maarouf. 

La remise des clés, initialement prévue en 2016, faisait suite à des achats sur plan réalisés dès 2012. Les acquéreurs affirment avoir versé des avances considérables, estimées à près de 80 milliards de centimes. Selon le témoignage d’un plaignant, certains ont déboursé entre 300.000 et 600.000 dirhams, tandis que lui-même a versé 800.000 dirhams. Malgré l’arrêt du chantier, la société aurait continué à exiger des paiements supplémentaires, sans fournir de garanties sur l’achèvement du projet.

Les travaux sont à l’arrêt depuis 2016. Seule une partie de la première tranche aurait été partiellement construite, tandis que le reste du programme immobilier est resté inachevé. Les victimes dénoncent une gestion opaque et des promesses de livraison répétées mais jamais tenues. Elles pointent également l’absence de communication officielle de la part du promoteur, qui aurait continué à entretenir l’illusion d’une finalisation imminente.

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La situation s’est aggravée lorsque les plaignants ont découvert qu’un établissement bancaire avait déposé une plainte contre le promoteur, réclamant 46 milliards de centimes. Cette procédure judiciaire a renforcé les inquiétudes des familles, qui ont décidé de saisir la justice pour tenter de récupérer les sommes versées et obtenir réparation. Pour beaucoup, il ne s’agit plus seulement d’un litige commercial, mais d’un drame humain : certains vivent sans logement stable depuis des années, d’autres souffrent de maladies chroniques ou de troubles liés au stress et à la précarité.

Les victimes affirment ne réclamer que le remboursement de leurs avances et une indemnisation proportionnelle au préjudice subi. À la suite de leur plainte collective, le tribunal a accordé un délai de 15 jours au promoteur pour régulariser la situation et répondre aux demandes des plaignants. Ce sursis judiciaire est perçu comme une dernière chance avant l’ouverture d’une procédure plus lourde.

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