Macron dénonce « le nouveau colonialisme et le nouvel impérialisme » des Etats-Unis

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Emmanuel Macron et Donald Trump
Le président américain Donald Trump tient une réunion bilatérale avec le président français Emmanuel Macron en marge de l'Assemblée générale des Nations Unies à New York le 23 septembre 2025. © AFP

Le président français Emmanuel Macron a vivement dénoncé jeudi « le nouveau colonialisme et le nouvel impérialisme » dans les relations internationales, visant notamment la politique étrangère de Donald Trump qui « se détourne progressivement » de certains alliés et « s’affranchit des règles internationales ».

Dans son discours annuel devant les ambassadeurs français, Macron a défendu, en réponse à ce « monde qui se dérègle », ce qu’il appelle un « multilatéralisme efficace ». « Nous refusons le nouveau colonialisme et le nouvel impérialisme », mais « nous refusons aussi la vassalisation et le défaitisme ».

« Nous évoluons dans un monde de grandes puissances avec une vraie tentation de se partager le monde », a-t-il ajouté. Une référence notamment au coup de force mené par Washington pour capturer le président vénézuélien Nicolas Maduro, et aux revendications répétées du président américain visant le Groenland.

S’il a critiqué à la fois la Chine et son « agressivité commerciale de plus en plus désinhibée », et la Russie « puissance de déstabilisation » en Ukraine, ce sont ses commentaires sur les États-Unis qui ont été les plus marquants.

Les États-Unis sont une puissance qui « se détourne progressivement de certains de ses alliés et s’affranchit des règles internationales qu’elle promouvait encore récemment », a déploré Emmanuel Macron, évoquant aussi une « agressivité néocoloniale » de plus en plus présente.

Il y a un an, le chef de l’État avait pourfendu une « internationale réactionnaire » soutenue par le milliardaire Elon Musk, mais avait défendu la nécessité pour la France et l’Europe de « savoir coopérer » avec Donald Trump. Cette année, il est allé plus loin dans la critique de la diplomatie trumpiste, sans néanmoins plaider la rupture avec la première puissance mondiale.

Il a exhorté ses diplomates à ne pas se contenter d’être « les commentateurs » de ce que « font tous les autres », « les spectateurs de ce qui se détricote ». « C’est l’inverse! On n’est pas là pour commenter, on est là pour agir! », a-t-il martelé.

Lire aussi. Trump triomphe après la capture de Maduro

Alors que la France vient de prendre la présidence du G7 (qui réunit aussi les États-Unis, l’Allemagne, l’Italie, le Royaume-Uni, le Japon et le Canada), il a réaffirmé vouloir en faire un rendez-vous pour combattre les « déséquilibres mondiaux » de manière « coopérative », notamment avec la Chine.

Il a d’ailleurs prévenu que le G7 ne devait surtout pas devenir « un club anti-Brics », cet autre cénacle qui réunit les « grands émergents » comme le Brésil, la Russie, l’Inde ou la Chine.

Au contraire, il a dit vouloir, que le sommet du G7 en juin à Evian (Alpes françaises), soit l’occasion « enfin » d’essayer de faire « ensemble » avec les pays émergent « cette réforme de la gouvernance mondiale » et des Nations unies qui est devenue un vrai serpent de mer.

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