Le consulat du Maroc aux Canaries condamné pour atteinte à la dignité d’un salarié

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Le consulat du Maroc aux îles Canaries condamné à indemniser un employé pour harcèlement
La Consule générale du Maroc aux îles Canaries, Fatiha El Kamouri reçue par le président des Canaries, Ángel Víctor Torres, le 22 décembre 2022 © DR

Un tribunal de Las Palmas confirme la condamnation du consulat marocain sur l’archipel à verser 20.000 euros à un employé pour harcèlement professionnel.

Un jugement rendu contre un consulat marocain en Espagne est devenu définitif après le rejet d’un recours pour dépassement des délais légaux. La juridiction sociale de Las Palmas a confirmé la condamnation de la représentation diplomatique pour harcèlement professionnel et atteinte à la dignité d’un employé, assortie d’une indemnisation de 20.000 euros.

La décision initiale, datée du 10 novembre 2025 selon des médias espagnols, concluait à l’existence de comportements jugés humiliants au sein du lieu de travail, notamment des cris répétés et des menaces de licenciement attribués au consul en poste.

Le tribunal avait estimé que l’environnement professionnel était marqué par l’intimidation et une forte pression psychologique, constituant une atteinte aux droits fondamentaux du salarié.

Bien que le Le consulat du Maroc aux îles Canaries ait annoncé son intention de faire appel, le recours n’a pas été formellement déposé dans le délai imparti. La juridiction a donc déclaré l’appel comme non présenté, rendant le jugement exécutoire et définitif. Le consulat est ainsi tenu de verser l’indemnité fixée et de mettre fin à tout comportement assimilable à du harcèlement.

Selon les éléments du dossier, l’employé travaillait au sein du consulat depuis 2008 et avait occupé plusieurs fonctions administratives. Après la nomination d’une nouvelle consule en 2022, il aurait été déchargé de ses responsabilités et affecté à des tâches personnelles sans lien avec ses attributions.

Lire aussi: Consulat du Maroc aux Canaries: 20.000 € d’indemnités pour un employé victime de traitement dégradant

Il a appuyé ses accusations par des enregistrements vidéo et des rapports médicaux attestant d’un préjudice psychologique ayant nécessité un suivi spécialisé, éléments retenus par la justice.

Le salarié avait par ailleurs refusé une proposition transactionnelle de 55.000 euros visant à régler le litige à l’amiable, choisissant de poursuivre la procédure judiciaire afin de faire reconnaître le préjudice moral subi.

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