Le tribunal de première instance de Tanger a jugé coupable deux hommes pour viol et…
Tanger : 8 ans de prison pour deux hommes exploitant des mineures pour piéger des victimes
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La cour d’appel de Tanger condamne deux hommes à huit ans de prison chacun pour avoir exploité des mineures dans des vols nocturnes.
La chambre criminelle de première instance près la cour d’appel de Tanger a condamné un réseau criminel spécialisé dans l’exploitation de mineures pour commettre des vols nocturnes. Le tribunal a prononcé un total de 16 ans de prison ferme contre deux accusés reconnus coupables.
Des peines de huit ans pour les principaux accusés
La cour a condamné les deux principaux prévenus, identifiés par les initiales « N.B » et « S.A », à huit ans de prison ferme chacun.
Ils ont été reconnus coupables de plusieurs chefs d’accusation graves, notamment traite d’êtres humains impliquant des mineures de moins de 18 ans, constitution d’une bande criminelle, vols aggravés commis de nuit, menaces, facilitation de l’usage de drogues par des mineures et port d’armes blanches dans des circonstances menaçant la sécurité publique.
D’autres accusations ont également été retenues, dont conduite sans permis, possession et consommation de stupéfiants, atteinte à la pudeur d’une mineure et incitation à la débauche.
Des mineures utilisées comme appâts
L’affaire a éclaté après le témoignage d’une adolescente de 17 ans vivant dans le quartier de Ben Dibane à Tanger. Selon l’enquête, elle entretenait une relation sentimentale avec l’un des membres du réseau, qui lui aurait promis de l’épouser.
Profitant de sa situation familiale et sociale fragile, le suspect l’aurait recrutée pour participer aux vols. D’après les investigations, la jeune fille, accompagnée d’une autre adolescente, attirait les victimes tard dans la nuit. Une fois les hommes sortis de leurs véhicules, d’autres membres du groupe intervenaient pour les agresser et les voler.
Les faits se seraient répétés à plusieurs reprises avant qu’une victime ne dépose plainte après le vol de sa voiture. Selon son témoignage, il aurait été agressé après être sorti de son véhicule, avant que celui-ci ne soit dérobé.
Les accusés contestent les faits
Lors du procès, les deux accusés ont rejeté les accusations portées contre eux. L’un d’eux a affirmé que l’incident résultait d’une altercation avec la victime, qu’il accuse d’avoir harcelé la jeune fille avec laquelle il entretenait une relation.
Selon des sources locales, il a également soutenu que la voiture avait été conduite uniquement après que son propriétaire l’eut abandonnée, affirmant qu’ils comptaient la remettre aux autorités et non la voler.
La cour a finalement rejeté cette version et retenu la responsabilité pénale des accusés au vu des éléments recueillis au cours de l’enquête et des témoignages présentés durant l
