Guerre au Moyen‑Orient : au 27ᵉ jour, escalade et signaux contradictoires

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Guerre Iran
En Iran, un homme brandit un drapeau iranien à l'effigie des anciens et nouveaux guides suprêmes iraniens, Ali et Mojtaba Khamenei, sur la place Enghelab (Révolution), dans le centre de Téhéran, le 25 mars 2026 © ERSHAD via AFP

Au vingt‑septième jour du conflit, les attaques se multiplient entre l’Iran, Israël et plusieurs pays du Golfe, tandis que les tentatives diplomatiques oscillent entre ouverture et rejet. Entre frappes massives, inquiétudes européennes et signaux contradictoires sur d’éventuelles négociations, la guerre s’enlise dans une spirale de violence et d’incertitude.

Jeudi, l’armée israélienne a indiqué répondre à de nouvelles attaques de missiles iraniens visant le centre du pays, Jérusalem et certaines zones de Cisjordanie occupée. Les systèmes de défense antiaérienne ont été activés pour intercepter la menace, plus de quatorze heures après une précédente salve. Dans le Golfe, les Émirats arabes unis ont annoncé contrer des attaques de drones et de missiles venus d’Iran, tandis que l’Arabie saoudite et le Koweït ont également signalé des frappes.

En riposte, Israël a affirmé avoir mené des «frappes à grande échelle» sur plusieurs zones iraniennes, dont Ispahan, visant des «infrastructures du régime terroriste iranien». L’agence Fars a rapporté que des zones résidentielles avaient été touchées. Parallèlement, le ministère de l’Intérieur du Koweït a annoncé l’arrestation de six personnes liées au Hezbollah, accusées de préparer des assassinats dans l’émirat.

Dans ce climat, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a durci le ton, affirmant que l’Iran n’avait «pas l’intention de négocier» mais de «continuer à résister». Il a ajouté que le détroit d’Ormuz était «fermé uniquement aux ennemis», tout en assurant un passage sécurisé aux navires des pays amis.

La guerre face à une diplomatie hésitante et des fractures politiques

Alors que les combats s’intensifient, les initiatives diplomatiques peinent à se concrétiser. Le chef de la diplomatie chinoise Wang Yi a évoqué des «signaux» iraniens en faveur de pourparlers avec les États‑Unis, laissant entrevoir une lueur d’espoir. La Maison Blanche a confirmé que «les discussions continuent» et qu’elles sont «productives», tout en avertissant que Donald Trump était «prêt à déchaîner l’enfer» si Téhéran refusait d’accepter «la réalité actuelle».

Le président américain a par ailleurs estimé que les responsables iraniens «veulent vraiment conclure un accord» mais craignent «d’être tués par les leurs» s’ils le reconnaissent publiquement. Pourtant, la télévision d’État iranienne a annoncé le rejet du plan américain en 15 points transmis par le médiateur pakistanais, démentant toute discussion en cours.

En Europe, le ministre allemand de la Défense Boris Pistorius a exprimé son inquiétude en ces termes, «ce qui m’inquiète le plus dans cette guerre, c’est qu’il n’y a pas eu de consultation, pas de stratégie, pas d’objectif clair et, le pire, pas de stratégie de sortie». Une déclaration qui illustre la crainte de voir le conflit s’élargir sans perspective de résolution.

Issue très incertaine

En clair, au 27ᵉ jour, le conflit dans une logique de confrontation militaire, avec des frappes croisées et des arrestations qui élargissent encore le champ de bataille.

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Les signaux diplomatiques restent contradictoires : Pékin évoque une ouverture, Washington assure que les discussions se poursuivent, mais Téhéran rejette toute négociation.

Entre escalade militaire et incertitudes politiques, la guerre apparaît plus que jamais comme un engrenage sans stratégie claire, où chaque jour accentue la fragilité des équilibres régionaux et internationaux.

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