Au vingt‑cinquième jour de la guerre au Moyen‑Orient, les frappes et ripostes se multiplient entre…
Guerre au Moyen‑Orient : au 26ᵉ jour, les derniers développements
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Au vingt‑sixième jour du conflit, les affrontements s’intensifient entre Israël, l’Iran et leurs alliés régionaux. Entre raids meurtriers au Liban, bombardements sur Téhéran, salves de missiles iraniens et initiatives diplomatiques américaines, la guerre s’enlise et continue de peser sur les équilibres régionaux et mondiaux.
Mercredi, l’armée israélienne a annoncé avoir «démantelé des centres de commandement du Hezbollah» et détruit un dépôt d’armes dans le sud du Liban, tuant plusieurs combattants. En riposte, le Hezbollah affirme avoir attaqué un char et des soldats israéliens près de la frontière, tout en tirant un «barrage de roquettes» vers Kiryat Shmona, dans le nord d’Israël. Les sirènes d’alerte ont retenti dans cette ville de la vallée de la Houla, mais les autorités israéliennes n’ont signalé aucune victime.
La nuit précédente, trois raids israéliens ont frappé des localités du sud du Liban, bastion du Hezbollah, faisant au moins neuf morts selon l’agence officielle ANI. L’armée israélienne a par ailleurs appelé les habitants de la banlieue sud de Beyrouth à évacuer, annonçant des frappes imminentes.
Entre frappes et pressions diplomatiques
En parallèle, les Gardiens de la Révolution iraniens ont revendiqué le tir de missiles et de drones vers le nord et le centre d’Israël, dont Tel‑Aviv, ainsi que contre des bases militaires américaines au Koweït, au Bahreïn et en Jordanie. À Koweït City, un réservoir de carburant de l’aéroport international a pris feu après avoir été visé par des drones, sans faire de blessés.
Face à ces attaques, l’armée israélienne a annoncé bombarder à nouveau Téhéran aux premières heures ce mercredi, en réponse aux missiles iraniens. Cette escalade confirme l’élargissement du conflit, désormais étendu à plusieurs fronts simultanés.
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Sur le front diplomatique, alors que les combats se poursuivent, Washington tente une médiation. Selon plusieurs médias, les États‑Unis ont transmis à l’Iran un plan de paix en 15 points. Celui‑ci inclut des clauses sur le programme nucléaire, l’abandon du soutien aux « proxys » régionaux comme le Hezbollah et le Hamas, ainsi qu’une garantie sur le maintien de la libre navigation dans le détroit d’Ormuz.
Donald Trump a confirmé : « Nous sommes en négociations en ce moment avec l’Iran », précisant que son émissaire Steve Witkoff, son gendre Jared Kushner, le vice‑président JD Vance et le chef de la diplomatie Marco Rubio participaient aux discussions. Le président américain a ajouté que Téhéran avait offert aux États‑Unis «un très gros cadeau» lié aux hydrocarbures, sans plus de détails.
Ormuz desserré, l’Irak dans la spirale
Dans ce contexte, l’Iran a annoncé que les «navires non hostiles» pouvaient emprunter le détroit d’Ormuz, à condition de respecter les règles de sûreté et de sécurité. L’Organisation maritime internationale (OMI) a confirmé avoir reçu ce communiqué du ministère iranien des Affaires étrangères et l’a diffusé à ses États membres. Cette ouverture partielle vise à rassurer les marchés, alors que la fermeture du détroit menaçait directement l’approvisionnement mondial en pétrole.
En Irak, quatre personnes ont été arrêtées pour leur implication présumée dans des tirs de roquettes contre une base en Syrie ayant accueilli récemment des forces américaines. Il s’agit des premières arrestations annoncées depuis le début du conflit, signe d’une volonté de Bagdad de contenir les débordements.
Par ailleurs, l’Organisation iranienne de l’énergie atomique a déclaré que la centrale nucléaire de Bouchehr avait été touchée par une frappe attribuée aux États‑Unis et à Israël. L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a immédiatement appelé à la « retenue maximale » afin d’éviter tout risque pour la sûreté nucléaire en période de guerre.
En résumé, au 26ᵉ jour, la guerre au Moyen‑Orient apparaît plus que jamais comme un conflit multidimensionnel. Les frappes et ripostes militaires s’entremêlent avec des initiatives diplomatiques encore incertaines, tandis que les tensions économiques et énergétiques continuent de peser sur les marchés mondiaux. Entre bombardements, négociations et menaces sur la sécurité nucléaire, le conflit s’enlise et redessine les rapports de force régionaux, confirmant la gravité d’une crise qui dépasse largement les frontières du Moyen‑Orient.
