L’intervention de Tamwilcom, en faveur aussi bien des entreprises que des particuliers, a permis de…
Transition verte : la KfW va prêter 31 M€ à Tamwilcom pour les TPME
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La Banque de développement allemande KfW s’apprête à accorder 31 millions d’euros à Tamwilcom pour financer le dispositif « Green Invest », destiné à accompagner les très petites, petites et moyennes entreprises marocaines dans leur transition verte.
La transition bas‑carbone du tissu entrepreneurial marocain pourrait franchir une nouvelle étape. En effet, selon des sources informées, la KfW prépare l’octroi d’un financement de 31 millions d’euros à Tamwilcom, afin de soutenir le déploiement du mécanisme « Green Invest ».
Ce dispositif de cofinancement, faut-il le rappeler, vise à appuyer les projets verts portés par les TPME, qui représentent près de 93 % du tissu entrepreneurial et emploient 46 % de la population active. Leur rôle est jugé déterminant dans la mise en œuvre des engagements climatiques du Royaume, puisqu’elles devraient assurer 40 % des efforts d’atténuation des émissions et 55 % des mesures d’adaptation.
Mais cet engagement se heurte à un obstacle majeur : le déficit de financement des investissements verts, estimé à 78 milliards de dollars. Ce manque ralentit la mise en œuvre de projets liés aux énergies renouvelables, à l’efficacité énergétique ou à l’économie circulaire, et menace la trajectoire climatique du Maroc.
Transition verte : Green inves, un instrument stratégique
Dans ce contexte, « Green Invest » se positionne comme un instrument stratégique. La ligne de crédit permettra à Tamwilcom de cofinancer, avec les banques marocaines, des prêts destinés à des investissements à fort impact environnemental. Les projets éligibles incluent les petites installations solaires, les initiatives d’efficacité énergétique, le recyclage, la gestion des déchets ou encore les équipements de traitement et de dessalement de l’eau.
Au‑delà du financement, le programme prévoit un accompagnement des banques partenaires, avec des formations pour renforcer leurs capacités d’analyse et d’évaluation des projets verts. Une attention particulière sera accordée aux entreprises dirigées par des femmes, afin de faciliter leur accès au financement climatique.
Classé FI/B par la KfW, le projet est considéré comme un financement via un intermédiaire financier (Tamwilcom), avec un niveau de risque environnemental et social modéré mais nécessitant un suivi structuré. Il impose à ce titre Tamwilcom à mettre en place un système de gestion environnementale et sociale conforme à la législation nationale et aux standards de la Banque mondiale.
L’objectif est clair : garantir que chaque investissement financé contribue effectivement à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et à une utilisation plus efficiente des ressources naturelles.
