Les dépôts bancaires se sont établis à 1.383,5 milliards de dirhams (MMDH) au terme des…
Dépôts bancaires : les ménages franchissent le cap des 1.000 milliards de Dirhams
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Pour la première fois, les dépôts bancaires des ménages marocains ont dépassé le cap symbolique du millier de milliards de dirhams à fin mars 2026. Une performance qui confirme le rôle structurant de l’épargne nationale, portée notamment par la diaspora, et qui illustre la capacité du système bancaire à collecter plus vite qu’il ne prête.
Selon les dernières statistiques de Bank Al-Maghrib (BAM), les dépôts des ménages se sont établis à 1.003,8 milliards de DH, en hausse annuelle de 8,1 %. Sur ce montant, 228 milliards de DH proviennent des Marocains résidant à l’étranger, soit près de 23 % du total. Cette part confirme l’importance stratégique de la diaspora dans l’épargne bancaire nationale.
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Ce franchissement du seuil historique s’inscrit dans une tendance de fond. Après une décélération en 2023, les dépôts avaient rebondi de 7,5 % en 2024 pour atteindre 895 milliards de DH, avant de progresser encore de 5,9 % en 2025, à 978,7 milliards. La dynamique s’est amplifiée début 2026, permettant de franchir la barre symbolique des 1.000 milliards.
Dépôts des ménages en avance sur le crédit bancaire
À fin mars 2026, les dépôts bancaires toutes catégories confondues ont atteint 1.383,5 milliards de DH, en hausse de 8,4 %. Ce niveau dépasse de plus de 130 milliards l’encours du crédit bancaire, établi à 1.251,3 milliards (+7,4 %). Les banques collectent ainsi davantage qu’elles ne prêtent, et plus rapidement. Du côté des entreprises non financières privées, les dépôts ont progressé de 11,4 % pour atteindre 257,7 milliards de DH.
En parallèle, leurs crédits ont augmenté de 5,4 % à 471,4 milliards, portés par une forte hausse des crédits à l’équipement (+13,7 %) et des prêts à la promotion immobilière (+7 %). Les facilités de trésorerie, malgré une progression limitée à 1,1 %, restent le premier poste avec 181,7 milliards. Les ménages, eux, ont bénéficié d’une hausse de 3,4 % de leurs crédits, portant l’encours à 397,5 milliards de DH.
Les prêts à l’habitat dominent avec 256,6 milliards (+2,9 %), suivis par les crédits à la consommation (61,1 milliards, +3,9 %). Le financement participatif poursuit sa montée en puissance : l’encours de Mourabaha immobilière a atteint 30,6 milliards, en progression de 18,5 % sur un an.
Ce cap historique des dépôts bancaires des ménages illustre la solidité de l’épargne nationale et la confiance dans le système bancaire. Il met aussi en lumière un différentiel croissant entre la collecte et la distribution de crédit, posant la question de la transformation de cette ressource en financement productif.
Dans un contexte marqué par les besoins d’investissement et de consommation, la capacité des banques à convertir cette manne en soutien à l’économie réelle reste un enjeu de taille
