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Abdelwahab Doukkali, légende de la chanson marocaine et arabe, s’éteint à 84 ans
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Figure emblématique de la chanson marocaine, Abdelwahab Doukkali est décédé ce vendredi 8 mai à Casablanca, à l’âge de 84 ans. Sa disparition marque la fin d’une époque pour la scène artistique nationale et arabe.
Né à Fès, Doukkali s’est imposé dès les années 1960 comme l’une des grandes voix du Maroc. Ses compositions, mêlant arabe littéraire et darija, ont exploré des thèmes universels tels que l’amour, la mémoire collective et les mutations sociales.
Parmi ses œuvres les plus marquantes figurent Kan ya makan, Marsoul el houb ou encore Ma ana illa bachar. Ces titres, à la fois poétiques et populaires, ont traversé les générations et résonné bien au-delà des frontières du Royaume.
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Doukkali ne s’est pas limité à la musique. Il a également contribué au cinéma, en composant des bandes originales et en jouant dans plusieurs films. Artiste complet, il était aussi peintre et collectionneur, ouvrant les portes de son « Petit musée » à Casablanca.
Avec la disparition d’Abdelwahab Doukkali, le Maroc perd un monument de son patrimoine culturel. Son œuvre, riche et intemporelle, demeure une source d’inspiration pour les artistes et un héritage vivant pour la mémoire collective.
