A la veille des premières Assises des industries culturelles et créatives (ICC), qui se tiendront…
Industries culturelles et créatives: la libéralisation du marché de l’art en débat à Marrakech
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Dans le cadre de la caravane «Comprendre les ICC» (industries culturelles et créatives), Marrakech a accueilli, la semaine dernière, une réflexion sur la libéralisation du marché de l’art.
«Libéralisation du marché de l’art: enjeux et freins à la mobilité des œuvres», telle était la thématique d’une rencontre organisée la semaine dernière à Marrakech par la Fédération des industries culturelles et créatives (FICC – CGEM) en partenariat avec l’Union européenne (UE). Cet échange s’inscrivait dans la troisième étape de la caravane «Comprendre les ICC» (industries culturelles et créatives), une inistiative qui accompagne la structuration et la régionalisation des ICC au Maroc, en mobilisant les acteurs publics et privés autour d’échanges, de diagnostics partagés et de leviers opérationnels.
Selon les organisateurs, le programme de cette étape de la caravane contribue à la structuration des filières créatives au Maroc. Il réunit pour ce faire les acteurs de terrain (galeries, curateurs, institutions, fondations et collectionneurs) au sein d’espaces de dialogue et de réflexion partagée. Une dynamique qui vise à faire émerger des diagnostics communs et des recommandations opérationnelles pour accompagner l’évolution du marché.
La même source indique qu’à l’échelle internationale, la mobilité des œuvres repose sur une infrastructure de confiance intégrant des exigences juridiques, logistiques et financières élevées. La simplification des procédures d’import-export et l’harmonisation des standards documentaires, précise-t-elle, apparaissent dès lors comme des leviers déterminants pour faciliter la mobilité des œuvres et renforcer le positionnement du Maroc sur les circuits internationaux.
ICC: inscrire le Maroc dans les circuits internationaux
A Marrakech, la séance a été ouverte par Fihr Kettani, président de la FICC, et Eloisa Astudillo, attachée de coopération en charge des secteurs Culture, Jeunesse et Emploi à la délégation de l’UE au Maroc. Les deux intervenants ont souligné l’importance de construire un environnement plus lisible, plus fluide et mieux sécurisé, capable de transformer la visibilité internationale en résultats concrets pour les artistes et les opérateurs.
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Une table ronde a ensuite réuni Hicham Abkari, directeur des Arts au ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Touria El Glaoui, fondatrice de la foire internationale 1-54 d’art contemporain africain, Nicolas Rougerie, directeur général d’Expo Services International (ESI) Maroc, Hicham Daoudi, fondateur et président d’Art Holding Morocco, Nadia Amor, directrice associée de la galerie L’Atelier 21, ainsi que Youssef Douieb, président de la filière arts visuels de la FICC.
Ces derniers ont débattu des enjeux liés à la lisibilité des cadres réglementaires et contractuels, ainsi que des conditions nécessaires pour améliorer la mobilité des œuvres et renforcer l’attractivité du marché marocain à l’échelle internationale.
Le communiqué conclut en soulignant qu’à travers cette rencontre, la FICC et ses partenaires réaffirment la nécessité d’une approche concertée entre acteurs publics et privés afin de faire évoluer le cadre réglementaire et d’inscrire durablement le Maroc dans les circuits internationaux de création, de diffusion et d’échange artistique.
