Aïd Al-Adha: hausse des prix des viandes rouge et blanche (vidéo)

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Aid Al-Adha
Malgré l'abstention de sacrifice du mouton, les prix de la viande de mouton ont augmenté, ainsi que ceux du bœuf et du poulet

À l’approche de l’Aid Al-Adha, la flambée des prix de la viande rouge et blanche n’a rien de surprenant pour les consommateurs marocains. Entre l’augmentation du bœuf et du mouton au marché de gros et sa répercussion immédiate chez les détaillants, la pression festive se fait sentir sur les étals. Face à cette tendance haussière, certains acteurs du secteur avicole tempèrent, assurant que cette inflation n’est que passagère. Optimisme ou simple cycle économique ?

Rien d’étonnant, c’est ce qu’ont repris en chœur les quelques consommateurs interrogés ce matin au souk de la Médina, à propos de la hausse constatée sur les prix de la viande. À deux jours de l’Aid Al-Adha, aussi bien la viande ovine que bovine ont encore pris du volume.

Envolée des prix sur les étals

Ce constat était déjà perceptible, la veille, dans le bulletin hebdomadaire de Casablanca Prestations, qui rend compte des prix des différentes denrées alimentaires au marché de gros de fruits et légumes ainsi que dans les abattoirs municipaux. Selon les chiffres publiés, le kilogramme de viande de bœuf se négocie désormais entre 87 et 110 dirhams au prix grossiste, tandis que la viande de mouton atteint des niveaux oscillant entre 120 et 135 dirhams.

La semaine précédente, les prix étaient sensiblement plus bas : entre 75 et 92 dirhams pour le bœuf et entre 95 et 110 dirhams pour le mouton. En l’espace de quelques jours, la hausse enregistrée est donc de 12 à 18 dirhams pour le bœuf et de 25 dirhams pour le mouton. En volume, cela représente une augmentation de l’ordre de 16 à 25 % sur la viande rouge.

Une répercussion directe sur les prix au détail

Une majoration qui s’étend naturellement aux marchés de détail, comme en témoigne la situation au souk de la Médina. Le kilo de viande ovine y est vendu à 120 dirhams, tandis que la viande bovine affiche un prix de 130 dirhams. « Le prix de la viande rouge a un peu augmenté à cause de la fête », explique Ayoub, boucher sur place.

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Mohamed, un autre vendeur réputé pour pratiquer des prix bas, n’a pas échappé à cette tension occasionnée par l’Aid Al-Adha. Aujourd’hui, il propose la viande de mouton à 110 dirhams le kilo et le bœuf à 120 dirhams. La semaine précédente, les tarifs qu’il affichait étaient nettement inférieurs : 75 dirhams pour le mouton, 100 dirhams pour l’agneau et autant pour le bœuf.

Aid Al-Adha sans mouton, le poulet grimpe

La viande blanche suit également cette tendance haussière. Ainsi, le poulet blanc est actuellement vendu à 20 dirhams le kilogramme, contre 18 dirhams il y a quelques jours. Une augmentation de 2 dirhams, soit un peu plus de 10 % sur le prix.

« Normal, c’est la fête« , affirme un vendeur interrogé. Le poulet rouge est proposé à 15 dirhams le kilo, tandis que d’autres étals mitoyens affichent également des hausses sur différentes variétés de viande blanche. Le poulet fermier, par exemple, est désormais vendu à 60 dirhams contre 50 dirhams la semaine dernière.

Une hausse en décalage

Cette hausse tranche toutefois avec la tendance baissière observée ces dernières semaines sur les prix du poulet. Interrogé à ce sujet, Youssef Alaoui, président de la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole, réagit avec humour : « Pourquoi vous, les médias, ne nous interrogez pas lorsque les prix baissent ? »

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Reprenant sur un ton plus sérieux, il explique cette augmentation par le fait que de nombreux Marocains, renonçant au sacrifice du mouton, se reportent sur d’autres types de viandes, en particulier la viande blanche. Selon lui, cette flambée récente ne devrait pas perdurer. « Ces prix, qui se sont relevés ces trois dernières semaines, ne devraient pas durer », assure-t-il.

Les consommateurs conciliants

Du côté des consommateurs, l’on semble plutôt compréhensif face à ces hausses liées à l’Aid Al-Adha. Plusieurs clients interrogés sur place jugent les prix acceptables. « C’est la fête, donc c’est normal que les choses augmentent. Le temps que la fête passe et l’on reviendra aux tarifs d’antan », déclare l’un des clients du boucher Mohamed. Entre certitude et optimisme, les jours à venir permettront d’y voir plus clair.

Alors que les prix de la viande continuent de grimper à l’approche de l’Aid Al-Adha, les consommateurs restent sereins, convaincus que cette inflation est temporaire. Entre attentes et réalités du marché, la fin des festivités permettra de trancher ni l’on fait face à un simple effet de saison ou l’on risque un ajustement durable des prix.

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