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Autoproduction d’énergie électrique: la réglementation presque finalisée
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Les décrets d’application restants de la loi 82-21 sur l’autoproduction d’énergie électrique, une pièce maîtresse de la transition énergétique au Maroc, ont été déposés au Secrétariat général du gouvernement.
Les derniers projets de décrets d’application de la loi 82-21 sont arrivés au Secrétariat général du gouvernement et sont actuellement en cours de finalisation, marquant ainsi une étape cruciale pour clarifier le cadre réglementaire de l’autoproduction d’électricité dans le Royaume. De quoi s’agit-il exactement? La loi 82-21 ouvre la voie aux particuliers, entreprises et collectivités pour produire leur propre électricité, principalement à partir de sources d’énergies renouvelables comme le solaire ou l’éolien.
L’objectif de cette réforme est d’accélérer la transition énergétique par l’encouragement l’investissement dans les énergies renouvelables en favorisant la compétitivité du secteur de l’électricité. Les décrets d’application viendront préciser les modalités concrètes de cette mise en œuvre. Ces textes réglementaires couvriront des aspects techniques et administratifs de la loi, surtout les procédures et conditions de raccordement au réseau électrique national pour les autoproducteurs et la gestion des excédents d’énergie et les conditions de leur revente.
De plus, ces décrets définiront le rôle du compteur intelligent, essentiel pour mesurer l’énergie soutirée et injectée, ainsi que les mécanismes de stockage d’énergie électrique, une nouveauté introduite par cette législation. Ils fixeront aussi les tarifs de l’accès au réseau et des services de distribution par l’Autorité nationale de régulation de l’électricité (ANRE).
Le fait que le décret n° 2.24.804, portant application des dispositions de la loi 82-21 et concernant notamment l’introduction du compteur intelligent, ait déjà été examiné et adopté par le Conseil de gouvernement en septembre 2024 illustre la progression étape par étape de ce processus.
La finalisation de l’ensemble de ces décrets offrira ainsi un environnement juridique plus clair et concrétisera les opportunités offertes par l’autoproduction d’électricité au Maroc, notamment en termes de création d’emplois et de développement des PME spécialisées dans le domaine.
L’application concrète de la loi sur l’autoproduction d’énergie électrique au Maroc représente un jalon significatif dans la stratégie énergétique du Royaume. L’objectif principal est de décentraliser une partie de la production d’électricité, permettant ainsi aux consommateurs de générer leur propre énergie.
La loi contribuera, selon les experts, à la réduction de la dépendance énergétique du Maroc vis-à-vis des combustibles fossiles importés. En encourageant la production locale d’énergie propre, le pays pourra renforcer sa souveraineté énergétique et atténuer sa vulnérabilité aux fluctuations des prix sur les marchés mondiaux.
Opportunités
Sur le plan économique, l’application de la loi devrait permettre aux autoproducteurs de réduire significativement leurs factures d’électricité, améliorant ainsi la compétitivité des entreprises et le pouvoir d’achat des ménages. La possibilité d’injecter une partie de l’énergie excédentaire dans le réseau national, même si elle est encadrée, offre un modèle économique plus flexible et incitatif.
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En outre, l’intégration progressive de l’autoproduction à grande échelle s’inscrit pleinement dans les efforts du Maroc pour atteindre ses objectifs ambitieux en matière de transition énergétique et de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Chaque kilowatt-heure produit localement à partir de sources renouvelables participe à la diminution de l’empreinte carbone du pays, contribuant à la lutte contre le changement climatique et au positionnement du Maroc comme un acteur clé dans le développement durable en Afrique.
Enfin, l’instauration d’un cadre réglementaire précis, notamment avec l’arrivée des compteurs intelligents et la clarification des procédures de raccordement, devrait fluidifier le processus d’adoption de l’autoproduction et la rendre plus accessible à un plus grand nombre d’acteurs. Cela créera un écosystème énergétique plus résilient, diversifié et orienté vers l’avenir, en ligne avec la vision stratégique du Royaume pour une énergie plus verte et plus durable.
