Deuxième jour, deuxième envolée. Le MASI, l’indice principal de la Bourse de Casablanca poursuit son…
Bourse de Casablanca : vent de panique, le MASI s’effondre
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La Bourse de Casablanca traverse une zone de fortes turbulences, secouée par un vent de panique alimenté par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Dans un climat d’incertitude, l’indice de référence s’enfonce, traduisant une correction brutale et généralisée.
Après la séance en rouge d’hier, la Bourse de Casablanca a vécu aujourd’hui également une séance sombre dans l’ensemble. En effet, l’indice MASI qui a plongé de 4,27% lundi, a cédé encore 5,63% mardi, pour clôturer à 16.399 points, bien en deçà du support technique des 17 500 points. Soit une contre‑performance annuelle de ‑13% enregistrée en seulement 2 jours, revenant à des niveaux observés en avril 2025.
De l’observation des données, il ressort que la séance du jour a été l’objet d’une pression vendeuse intense comme l’attestent les indicateurs suivants: 65 valeurs en baisse, contre seulement trois en hausse et une inchangée. Le mouvement, largement diffusé sur l’ensemble de la cote a particulièrement touché les grandes capitalisations. Ainsi, Attijariwafa Bank a enregistré un volume de 190 millions de dirhams, terminant en repli de 4,21% à 680 dirhams. Marsa Maroc a décroché de 10% à 702 dirhams, tandis que TGCC a cédé 7,14% à 676 dirhams.
Bourse de Casablanca: des fondamentaux solides mais des incertitudes persistantes
Selon les analystes, la place boursière de Casablanca présente une plus grande frilosité aux tensions en cours. Les ventes ont été particulièrement visibles du côté des investisseurs particuliers. Ils rassurent toutefois que malgré ce vent de panique, les fondamentaux du marché ne sont pas remis en cause.
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En témoigne la croissance du chiffre d’affaires des sociétés cotées s’établissant à 10% en 2025, contre 7% anticipés. Toutefois, des incertitudes demeurent quant à l’impact d’une éventuelle hausse des prix de l’énergie, susceptible d’alourdir le déficit budgétaire, de peser sur la courbe des taux et de réduire les marges des industriels.
Il est à retenir que la Bourse de Casablanca traverse une zone de forte volatilité, où les tensions géopolitiques agissent comme catalyseur d’un climat d’aversion au risque. Dans un scénario défavorable, le marché pourrait revenir à des niveaux de valorisation proches de 17 fois les bénéfices estimés pour 2026, comme lors de précédentes crises. Pour l’heure, le MASI périclite, et la confiance des investisseurs reste suspendue aux évolutions du conflit au Moyen‑Orient.
