La demande intérieure a augmenté de 3,6% au premier trimestre 2024 au lieu de 0,3%…
Maroc: la demande intérieure bondit de 9,2% au 2e trimestre 2025 (HCP)
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La demande intérieure a connu une forte progression de 9,2% au deuxième trimestre 2025, contre 6,6% durant la même période de 2024, selon les comptes nationaux publiés ce mardi par le Haut-Commissariat au Plan (HCP).
Cette dynamique a contribué à hauteur de 9,9 points à la croissance du PIB, contre 7,1 points un an plus tôt, confirmant le rôle moteur de la consommation et de l’investissement dans la reprise économique du Royaume.
L’investissement brut en forte accélération
Le niveau d’investissement brut — qui englobe la formation brute de capital fixe (FBCF), la variation des stocks et l’acquisition nette d’objets de valeur — a enregistré une hausse spectaculaire de 18,9%, contre 14,3% à la même période en 2024.
Sa contribution à la croissance est ainsi passée de 4 points à 5,6 points, illustrant le redémarrage des chantiers d’infrastructure, la reprise des projets industriels et la confiance retrouvée du secteur privé.
Les administrations publiques soutiennent la relance
La consommation finale des administrations publiques a également progressé de 6,5%, après 5,1% un an plus tôt, contribuant à hauteur de 1,2 point à la croissance (contre 0,9 point en 2024).
Cette hausse reflète la poursuite de la dynamique budgétaire engagée dans le cadre du programme gouvernemental 2021-2026, axée sur le renforcement des services publics et l’accélération des investissements sociaux.
Consommation des ménages: moteur stable de croissance
Les dépenses de consommation finale des ménages ont augmenté de 5,1%, contre 3,3% au deuxième trimestre 2024, contribuant à hauteur de 3 points à la croissance nationale (contre 2 points auparavant).
Cette progression est portée par la maîtrise de l’inflation, l’amélioration du pouvoir d’achat et le repli des tensions sur les prix à la consommation, favorisant un regain de confiance des ménages.
Commerce extérieur: contribution négative persistante
Du côté du commerce extérieur, les importations de biens et services ont bondi de 15,7%, contre 13,6% en 2024, impactant négativement la croissance à hauteur de -7,9 points (contre -6,8 points).
Les exportations, pour leur part, ont progressé de 8,5%, contre 6,3% un an plus tôt, contribuant positivement à 3,6 points (contre 2,7 points).
Au total, les échanges extérieurs ont dégagé une contribution négative de 4,4 points à la croissance, traduisant une demande intérieure plus dynamique que la demande mondiale.
Un modèle tiré par la demande interne
Cette hausse généralisée de la demande intérieure confirme le rôle central de la consommation et de l’investissement dans le modèle de croissance marocain, mais souligne également la dépendance vis-à-vis des importations, qui creuse le déficit commercial et les besoins de financement externe.
Le défi demeure de renforcer le contenu local de la production et de stimuler les exportations à haute valeur ajoutée afin d’assurer une croissance plus équilibrée et durable.
