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E-paiement : au Maroc, des acquis et des défis à l’aune de la coupe du monde 2030
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Au Maroc, si d’importantes avancées ont été effectuées dans le cadre du paiement électronique, mais bien d’autres efforts restent à faire. c’est ce qui ressort d’une table ronde organisée la semaine dernière par notre confrère des Inspirations Eco, et qui a réuni plusieurs experts.
Lors de la table ronde organisée par le Cercle des ÉCO sous le thème «ePayment, en avant l’inclusion !», des experts du secteur ont souligné une avancée majeure : les paiements par carte représentent désormais 33% des transactions, soit environ un Marocain sur trois. Cette adoption significative est le fruit de multiples facteurs et initiatives, mais elle reste insuffisante face aux objectifs ambitieux du Royaume, notamment en vue des échéances sportives de 2030.
Des avancées substantielles
Au nombre des facteurs encourageants, les experts ont listé le chantier de la transformation numérique entamé par le Royaume ces dernières années. Ils ont souligné que grâce à l’élargissement de l’accès à Internet et à la généralisation des smartphones, les comportements des consommateurs ont été fondamentalement transformés. Ces technologies ont facilité les transactions en ligne et les interactions avec les plateformes de services numériques, rendant les paiements électroniques plus accessibles. Autre élément qui a permis au paiement digital de gagner du terrain, la pandémie de Covid-19. Selon Karima Zouhairi, responsable marketing de Bank of Africa (BOA), le confinement induit par la crise sanitaire a poussé de nombreux consommateurs vers des solutions de paiement électronique.
Parallèlement à ces deux premiers facteurs, les initiatives gouvernementales visant la digitalisation des services publics ont joué un grand rôle. Elles ont habitué les citoyens à utiliser des outils numériques pour leurs transactions quotidiennes, rendant ces pratiques de plus en plus courantes. De plus, le développement des portefeuilles électroniques, ou wallets, a offert une solution accessible pour effectuer des transactions simples comme le transfert d’argent ou le paiement de factures.
Autant d’innovations et d’initiatives qui ont permis, d’après les panelistes, de toucher une population souvent exclue des circuits bancaires classiques. Toute chose ayant permis d’enregistrer une hausse de 23% des opérations de paiement entre 2022 et 2023.
Des défis persistants
Malgré ces progrès, des défis importants subsistent pour atteindre une adoption plus large et répondre aux enjeux de l’échéance de 2030, notamment pour la Coupe du monde de football 2030 (Cdm 2030). Les débatteurs du Cercle des Eco ont identifié trois principales contraintes à lever pour expérimenter l’optimum du e-paiement.
Ainsi, le premier défi relevé est celui de la confiance et de l’éducation financière. Plus qu’un simple défi, Zouheira Belkrezia, directrice Tech et Innovation digitale du groupe Marjane le perçoit comme un obstacle majeur. Pour illustrer son propos, elle fera remarquer que 50% des clients de cette continuent de préférer le paiement en espèces. Ce qui est pour elle une preuve évidente soit d’une crise de confiance, soit d’une ignorance totale des moyens de paiement. Dans un cas ou dans l’autre il est nécessaire de construire la confiance et de mener des actions de sensibilisation. Un autre aspect de la contrainte susévoquée se traduit également par le taux élevé d’abandon des transactions en ligne : 25%, a-t-on fait savoir.
Quant au second défi mis en relief, il s’agit de la sécurité et la simplicité des transactions. Elles sont aux yeux de Rachid Driouch, responsable monétique et mobile payment de BOA, des priorités. En cela, le spécialiste du e-paiement a évoqué des pistes de solutions comme le 3D-Secure et l’authentification biométrique.
Last but not least, la question des infrastructures et la disponibilité des services à clôturé cette liste de challenges pour le secteur du paiement électronique au Maroc. jugée d’indispensables pour soutenir l’adoption, les experts ont évalué à 86% la disponibilité desdites plateformes. Ils ont toutefois mis en garde contre les interruptions qui peuvent facilement dissuader les utilisateurs.
Le mondial en perspective…
Il est ressorti, au terme de cette table ronde du confrère, qu’en vue de la Cdm 2030, , le Maroc doit continuer à progresser en matière de paiement électronique pour se positionner en tant que leader régional. L’adoption massive des solutions de paiement électronique sera essentielle pour soutenir l’activité économique et offrir une expérience fluide aux résidents et aux visiteurs lors de cet événement international. En somme, «le Maroc progresse, mais il doit continuer à regarder vers les meilleurs pour éviter toute autosatisfaction», a conclu Rachid Saihi, directeur général du Centre monétique interbancaire (CMI).
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En clair, le paiement électronique au Maroc doit continuer à évoluer pour répondre aux défis futurs et soutenir le développement économique du Royaume. car bien que des avancées significatives aient été réalisées, des efforts concertés sont encore nécessaires pour renforcer la confiance, améliorer les infrastructures et favoriser l’inclusion financière.
