Le Produit intérieur brut (PIB) du Maroc devrait afficher une croissance de 3,7% en 2025,…
Economie: la croissance établie à 4,1% au T4 2025, en léger repli (HCP)
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Au quatrième trimestre 2025, l’économie marocaine a enregistré une croissance de 4,1 %, contre 4,2 % à la même période de l’année précédente, indique le Haut-commissariat au plan (HCP).
Selon l’organisation en charge d’établir les statistique du Royaume, ce léger ralentissement de 0,1 point traduit une dynamique contrastée entre le redressement du secteur agricole et la décélération des activités non agricoles.
Dans le détail de cette minime contraction, le secteur secondaire a vu sa croissance ralentir à 3,5 % au lieu de 3,7 %, en raison du recul des activités minières et du tassement du bâtiment, de l’électricité et de l’eau. Les industries de transformation ont toutefois affiché une amélioration, passant de 2,4 % à 4,1 %. Le tertiaire a également marqué le pas, avec une croissance de 4,4 % contre 5,4 % un an plus tôt, pénalisée par le ralentissement des services financiers, de l’éducation, de la santé, de l’hébergement et du transport.
À l’inverse, le secteur primaire a bénéficié d’un redressement marqué de l’activité agricole (+4,7 % après -4,8 %), atténué par une chute plus prononcée de la pêche (-13,6 %).
Economie: demande intérieure toujours porteuse
Quant à la demande intérieure, elle est restée le principal moteur de la croissance, malgré un ralentissement. Ainsi, la consommation des ménages a progressé de 4,4 %, tandis que celle des administrations publiques a augmenté de 7,9 %. L’investissement brut a ralenti à 8,5 % contre 12,3 % un an plus tôt. Sur le plan extérieur, les échanges ont continué de peser négativement, avec des importations en hausse de 10 % et des exportations en progression limitée à 6,1 %.
Somme toute, la croissance économique nationale a légèrement fléchi de 0,1 point au quatrième trimestre 2025. Si la demande intérieure continue de soutenir l’activité, le ralentissement des secteurs non agricoles et la contribution négative du commerce extérieur rappellent les fragilités de la conjoncture, dans un contexte où les besoins de financement de l’économie se sont accentués.
