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Économie: un risque accru de résurgence de l’inflation au Maroc, selon BKGR
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Le spectre d’une nouvelle poussée inflationniste plane sur le Maroc. C’est l’avertissement formulé par BMCE Capital Global Research (BKGR) lors de sa dernière note d’analyse en prévision au conseil de la banque centrale qui se tiendra demain 18 mars.
«Le Maroc pourrait être affecté à moyen terme par la recrudescence de la composante importée de l’inflation et par un éventuel ralentissement économique chez ses principaux partenaires, qui impacterait la demande adressée au Royaume ». C’est là le résumé du dernier Preview des analystes de BMCE Capital Global Research. Effectuée en prélude au premier conseil monétaire que Bank-Al-Maghrib tiendra cette année, les analyste de l’instance de veille économique mettent en garde contre un probable retour de la poussée inflationniste.
Pour expliquer ce risque d’un retour à l’inflation, BKGR met en avant le contexte d’un record de l’Indice des prix à la consommation (IPC) observé au mois de janvier à 119,9 points. A cela s’ajoute une inflation annuelle qui a atteint 2% alors qu’elle était descendue à 0,7% au dernier mois de l’année écoulé.
Si cette évolution observée colle avec les projections émises, il n’en demeure pas moins qu’elle traduit, selon les analystes, une dynamique des prix toujours actives, surtout sur les produits alimentaires. En effet, la progression de l’IPC relevée entre décembre et janvier a été tirée par les produits alimentaires (+1,6%), avec des pics sur les produits de mer (+6%), les légumes (+4,7%), les viandes (+2%) et les fruits (+1,6%).
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Pour les experts, il est évident que le mois sacré du Ramadan, conjoncturellement réputé être une période de forte tension inflationniste ne viendra pas atténuer la situation. De plus, la décompensation progressive envisagée sur le gaz butane, s’avère être une autre source de hausses prévisibles sur le coût des produits. De quoi bouleverser les prévisions de la banque centrale.
Comme pour enfoncer le clou, et soutenir leurs prédictions, les experts de BKGR soulignent la conjoncture internationale marquée par la salve des mesures douanières prises par l’administration Trump. Il cite en cela les prévisions réévaluées à la hausse de Golman Sachs, évoquant désormais un regain de l’indicateur d’inflation de base du département du Commerce, à 2,9% au dernier trimestre de l’année en cours, contre 2,4% préalablement indiqués. Les experts de conclure que le Royaume devraitqa finir par subir les effets de cette inflation importée et des droits de douane y afférant.
Au terme de leur analyse, les experts de BKGR appellent la Banque centrale à jouer la carte de la prudence, et préconisent à cet effet le statut quo pour le conseil monétaire prévu demain mardi.
