André Azoulay, Conseiller du Roi Mohammed VI, a reçu, mercredi à Madrid, la Grande Croix…
Essaouira: le coup de gueule d’Azoulay face aux membres du gouvernement (vidéo)
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André Azoulay, conseiller du Roi Mohammed VI, a de nouveau plaidé pour une meilleure connectivité de la ville d’Essaouira, allant jusqu’à hausser la voix face au Chef du gouvernement et aux autres membres du gouvernement, frileux sur ce sujet.
«Quand on est Parisien, en deux heures et demie, vous êtes à Essaouira, mais quand on est Rbati, il faut six heures», a lancé le président de l’Association Essaouira-Mogador, André Azoulay, jeudi dernier, lors de la signature d’une convention pour la relance et le développement de la station touristique «Mogador».
«Quand on est Allemand, Anglais ou Belge, c’est la même chose: deux à trois heures. Et pourtant, un tiers des flux qui se font à Essaouira sont nationaux», a ajouté celui qui est conseiller du Roi Mohammed VI en s’adressant aux responsables présents, dont le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch.
Azoulay a profité de la présence de ce dernier et de ses ministres pour souligner les principaux obstacles au développement de la Cité des alizés. Tout en observant que les Européens sont mieux connectés à la ville que les Marocains, il a rappelé que «malgré les cinq ou six heures ou plus de trajet, ces derniers continuent de venir à Essaouira». «Mais, tout cela a ses limites», a-t-il averti.
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Le nécessaire désenclavement
En présence des leaders touristiques du Moyen-Orient, notamment Naguib Sawiris, la première fortune d’Égypte, le milliardaire émirati Hussain Al Nowais et l’investisseur Hossam El Shaer, qui se sont engagés à investir 50 % des fonds nécessaires pour la station « Mogador » d’ici 2030, Azoulay a réitéré son plaidoyer pour le désenclavement.
«Il y a un mystère que je n’ai pas réussi à percer, bien que je sois dans un endroit où normalement je devrais savoir», s’est-il exclamé, en s’interrogeant: «Pourquoi les autoroutes s’arrêtent-elles à 100 kilomètres d’Essaouira ?». Et de lancer: «Il doit y avoir une raison, car ce n’est pas la première fois. Cela a déjà eu lieu deux fois, peut-être que cela se répétera encore. Ça suffit!»
Les Souiris, l’autoroute et le TGV
«On fait une autoroute vers Marrakech, on l’étend en disant peut-être vers Essaouira, mais elle s’arrête à Chichaoua. On en construit une autre sur le continent, elle s’arrête au nord de Safi. Une fois, deux fois… Il n’y a aucune raison que cela continue. Je ne le dis pas pour défendre ma paroisse ou ma ville, je le dis parce que la raison l’impose. Les Souiris, qui sont plutôt timides et bien élevés, ne diront pas ce que je dis ici, car je me sentirais coupable si je ne le répétais pas», a poursuivi Azoulay.
Il a également évoqué la nécessaire intégration d’Essaouira dans le réseau ferroviaire, notamment la future liaison TGV entre Marrakech et Agadir, soulignant que cette demande repose sur des réalités économiques, géographiques et sociales.
«Le TGV arrive bientôt, nous en avons longuement parlé. Lors de la réunion avec la SFI (Société financière internationale) pendant l’Investors Day fin juillet dernier, le directeur général de l’ONCF m’a dit: “Je vous ai entendu, une solution sera trouvée”», a-t-il révélé. «Moi, comme c’est un grand responsable de l’administration qui me parle, je le crois. Je ne veux même pas en douter, mais pour l’instant, je ne vois rien encore.»
«Donc, aidez-nous de ce point de vue-là», a conclu Azoulay, s’adressant aux membres de l’Exécutif.
