Gazoduc Nigéria‑Maroc: les Etats de la CEDEAO actent leur adhésion

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Un gazoduc. ©DR

Réunis à Freetown, les chefs d’État de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont signé l’Accord Intergouvernemental du Gazoduc Africain Atlantique Nigeria‑Maroc, une infrastructure de 6.800 km portée par la vision du roi Mohammed VI et le Nigéria. Ce projet structurant s’impose comme un levier d’intégration régionale et de souveraineté énergétique.

Dans la capitale sierra-léonaise, la signature de l’IGA consacre l’adhésion collective des États membres de la CEDEAO à ce projet stratégique. Développé par l’Office national des hydrocarbures du Maroc (ONHYM) et la  Nigerian National Petroleum Corporation (NNPC) Ltd ., le Gazoduc ambitionne de transporter 30 milliards de m³ de gaz par an, dont 15 milliards destinés au Maroc et à l’Europe, le reste alimentant les marchés régionaux. Traversant treize pays de la façade atlantique, il sera relié au gazoduc Maghreb‑Europe et mobilisera près de 25 milliards de dollars d’investissement.

Après cette signature, les prochaines étapes porteront sur la création de la société de projet à Casablanca et de l’autorité de gouvernance à Abuja, avant la mobilisation des investisseurs et la décision finale d’investissement. La Mauritanie rejoindra également l’initiative lors d’une cérémonie distincte.

Au gazoduc, soutien unanime des pays membres

Gazoduc CEDEAO

Par ailleurs, les déclarations des responsables ouest‑africains illustrent l’ampleur du consensus. Le président de la Commission de la CEDEAO, Omar Alieu Touray, a salué « une initiative transformatrice jamais entreprise dans la région ». Le ministre des Affaires étrangères de la Sierra Leone, Timothy Kabba, a exprimé sa gratitude au Roi Mohammed VI pour « un projet structurant au service de l’intégration ».

Lire aussi. Gazoduc Maroc-Nigeria: l’accord final sur les rails pour 2026

De son côté, le ministre des Affaires étrangères de la Gambie, Sering Modou Njie, a insisté sur « l’importance capitale de l’énergie pour les programmes de développement ». Le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, a mis en avant « le désenclavement des États du Sahel ». Le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, a souligné que « l’industrialisation passe par l’investissement dans les infrastructures ». Enfin, le président du Liberia, Joseph Boakai, a qualifié le Gazoduc d’« avancée majeure », démontrant la force de la coopération africaine.

Ainsi, le sommet de Freetown confirme la portée africaine du Gazoduc Nigéria‑Maroc. Plus qu’une infrastructure énergétique, il devient un corridor de développement, catalyseur d’industrialisation et symbole d’une Afrique qui choisit l’intégration et la prospérité partagée.

Gazoduc Mohamed Benzaria
Après optimisation, le gazoduc Maroc-Nigéria passe à un coût de réalisation de 25 à 20 MMDH, a indiqué Mohamed Benzaria, DG de l’OMCO. ©DR

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