Gitex Africa 2026: le Maroc, acteur global du nouvel ordre numérique

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Gitex Duke Buchan USA
Richard Duke Buchan III, ambassadeur des USA au Maroc, Gitex Marrakech 7 avril 2026, ©H24INFO

Au‑delà des allocutions officielles, le Gitex Africa 2026 a donné la parole à des acteurs incarnant des instances de premier plan qui ont mis en lumière les défis, les opportunités et les ambitions qui structurent aujourd’hui le numérique en Afrique.

À Marrakech, la cérémonie inaugurale du Gitex Africa 2026 a été également marquée par les interventions du secrétaire général du secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), Wamkele Mene, de l’ambassadeur des États‑Unis au Maroc, Richard Duke Buchan III, et de Trixie LohMirmand, responsable de Kaoun International, à qui est revenu le soin de clôturer la phase des allocutions.

Les trois responsables ont apporté des éclairages sur des pans essentiels du développement du numérique et de ses enjeux pour l’Afrique et le Maroc.

Wamkele Mene: le numérique, un levier

Premier de cette brochette d’intervenants, Wamkele Mele, a salué les avancées du Royaume en matière de digitalisation, en les inscrivant dans le protocole africain sur le commerce numérique. «Le Maroc illustre comment la transformation numérique crée des emplois, notamment pour les jeunes», a-t-il indiqué.

Revenant sur l’importance que revêt le digital, le secrétaire général du secrétariat de la ZLECAF s’est étendu sur le protocole sur le commerce numérique adopté en 2023 par l’Union africaine (UA), le présentant comme «le premier du genre dans le monde», et un atout essentiel qui «permettra aux banques de réaliser des paiements transfrontaliers» et de «nourrir les technologies émergentes», en s’appuyant sur les succès déjà visibles dans la banque mobile, l’agritech et la healthtech.

Gitex Wamkele Mene Zelecaf
Wamkele Mene, secrétaire général de la ZLECAf, à Marrakech le 7 avril 2026. ©H24Info

Point noir au tableau, Mene a déploré le déficit crucial d’infrastructures, avec moins de 2% de la capacité mondiale de data centers sur le continent africain. Une urgence, vu qu’«il faudra plus de 700 data centers d’ici 2035 pour soutenir l’industrialisation numérique». Toutefois, a-t-il nuancé, «c’est aussi une opportunité pour attirer des investissements privés et institutionnels».

Le Sud-Africain a enfin mis en avant la jeunesse africaine, une force qui «sera le moteur de la productivité et de l’innovation», rappelant qu’en 2025, plus de 1,4 trillion de dollars de transactions ont été traitées via la banque mobile, preuve que l’Afrique est déjà en mouvement.

Richard Duke Buchan III: Maroc-USA, un partenariat solide

Richard Duke Buchan III, ambassadeur des Etats-Unis au Maroc, a introduit son propos par une anecdote rappelant l’évolution technologique et digitale phénomenale enregistrée par le Maroc, sous la vision du roi Mohammed VI. Evoquant son expérience dans l’investissement tech à Wall street, il a déclaré, à propos du Gitex, que «ce type de rassemblement est une chance unique pour capter les opportunités du numérique». Il a ainsi insisté sur l’importance de cet événement comme un catalyseur d’innovations et de partenariats.

Lire aussi. Gitex Africa 2026 – Seghrouchni: «Le Maroc se positionne comme une puissance technologique d’équilibre»

Poursuivant, Buchan a souligné «la stabilité, la fiabilité et les réformes intelligentes» du Maroc, «le seul pays d’Afrique avec une notation investment grade». Une crédibilité qui justifie l’ouverture imminente d’un nouveau consulat américain à Casablanca. «Ce déménagement, d’un coût d’investissement de 310 millions de dollars, est un vrai engagement», a‑t‑il affirmé, en le plaçant sous le sceau de la preuve de la confiance américaine dans le Royaume.

Trixie LohMirmand: l’humain au cœur de la technologie

Last but not least, Trixie LohMirmand, chef d’orchestre de toute cette organisation magnifiant la technologie, s’est voulue toutefois mesurée en insistant sur un principe fondamental: «La technologie seule ne suffit pas, le plus grand investissement doit toujours rester dans l’humain». La CEO du Gitex a, à cet effet, salué «la résilience des jeunes et des PME marocaines», capables de «transformer les défis en opportunités». Pour elle, le Gitex est «une vitrine annuelle de leur énergie et de leur ambition».

Parlant de l’évènement en lui-même, elle a rappelé le rôle assigné de passerelle mondiale. «Sans ce pont vers le reste du monde, l’écosystème risquerait d’être laissé derrière», a‑t‑elle averti, avant de conclure que «le Maroc est à un puissant carrefour, prêt à se hisser comme acteur global du nouvel ordre numérique».

De ces interventions, une même conviction résonne avec force, celle que l’Afrique est désormais au centre du jeu numérique mondial. Et dans ce jeu, le Royaume est à l’œuvre afin d’assurer l’un des rôles principaux.

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