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IA et marché du travail: la BMCI aux avant-gardes (vidéos)
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Face à la montée en puissance de l’intelligence artificielle, la BMCI a réuni acteurs, experts et décideurs lors d’une conférence sur les mutations du marché du travail et la transformation des compétences au Maroc.
Plusieurs dizaines de directeurs des ressources humaines, ainsi que des experts en innovation et transformation digitale ou encore des dirigeants d’entreprises ont pris part, vendredi 26 juin à Bouskoura, à la conférence «Intelligence artificielle, ressources humaines et marché du travail: enjeux, opportunités et transformations», organisée par la BMCI en partenariat avec l’Ecole Centrale Casablanca, à Bouskoura.
Lors de cet événement, Zoukhair Lakhdissi, vice-président du Centre africain des études stratégiques et de la digitalisation (CAESD) et fondateur d’AI Crafters, a communiqué une donnée marquante issue d’une récente étude: 1,5 million d’emplois au Maroc pourraient connaître une transformation profonde d’ici à 2030, et 4,6 millions de postes seraient concernés à des degrés divers. Ce chiffre est toutefois à nuancer, car cette transition devrait aussi générer la création de 180.000 nouveaux emplois à l’horizon 2030.
BMCI: une institution « IA-consciente »
Certaines entreprises ont déjà pris le taureau par les cornes. C’est notamment le cas de la BMCI. Lors de son speech, le président du directoire du groupe bancaire, Hicham Seffa, a souligné que l’intégration de l’IA s’impose comme un levier stratégique incontournable pour réinventer le recrutement et l’accompagnement des clients. Sinon les entreprises marocaines risquent de se laisser distancer par la dynamique mondiale.
Cette conviction est partagée par l’ensemble du groupe BMCI, à l’image du directeur des ressources humaines Othmane Arhmir. Dans une interview en marge de la conférence, il est revenu sur les défis que pose l’IA pour les entreprises marocaines, ainsi que sur les actions menées par la BMCI pour adopter cette technologie.
Par ailleurs, en plein dans le thème, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, initialement annoncé mais qui ne pouvait être présent, a prononcé un discours via un avatar généré par IA.
IA: l’humain au contrôle et à la décision
Au cours de la conférence, les intervenants se sont accordés sur un point central: l’IA doit rester un outil, pas un substitut. Si les tâches répétitives sont appelées à être largement automatisées, les experts assurent que l’humain conservera un rôle indispensable de contrôle, de supervision et de prise de décision, garantissant la fiabilité du système face aux risques d’erreur des machines.
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Les échanges ont également porté sur les conditions nécessaires pour accompagner cette intégration de l’IA au sein des organisations. A ce sujet, plusieurs intervenants ont souligné que l’enjeu réside désormais autant dans l’adaptation des compétences que dans le déploiement des technologies elles-mêmes.
Partenariat avec l’École Centrale Casablanca
La conférence a par ailleurs été l’occasion pour la BMCI de signer une convention avec l’Ecole Centrale Casablanca. Garantissant des conditions privilégiées pour le personnel de l’institution d’enseignement, celle-ci s’inscrit dans un partenariat plus large entre les deux parties.
La banque et l’école d’ingénieurs avaient également annoncé en octobre 2025 la création d’un laboratoire d’innovation baptisé BMCI Lab, un espace aménagé sur le campus dédié aux projets d’IA, de data science et de robotique.
Leur partenariat prévoit également des interventions régulières de collaborateurs de la BMCI dans des conférences, des hackathons, des pitch days, etc. tout au long de l’année universitaire, en échange de formations continues sur mesure pour les cadres de la banque.
